Des réquisitions lourdes dans un procès sensible
Lors de l’audience tenue à huis clos, l’avocat général a demandé une peine de 18 ans de prison, assortie de mesures complémentaires strictes, dans le cadre des accusations visant l’islamologue de 63 ans. Le ministère public a également requis un mandat d’arrêt immédiat à l’encontre de l’accusé, absent depuis le début de son procès.
Des mesures judiciaires supplémentaires demandées
En plus de la peine de prison, le parquet a sollicité un suivi socio-judiciaire renforcé, incluant l’interdiction d’entrer en contact avec les plaignantes et de produire tout contenu lié aux faits reprochés. Une peine d’inéligibilité de dix ans ainsi qu’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ont également été demandées.
Une absence au cœur du procès
La défense de Tariq Ramadan a justifié son absence par une hospitalisation à Genève liée à une aggravation supposée de sa sclérose en plaques. Cependant, une expertise médicale ordonnée par la cour a conclu à un état de santé stable et compatible avec une comparution, conduisant au maintien du procès sans l’accusé.
Un procès par défaut et sous haute tension
Le procès se déroule à huis clos et par défaut, après le refus de report par la juridiction. Les avocats de la défense ont quitté l’audience, estimant ne pas pouvoir assurer une défense équitable dans ces conditions. Un mandat d’arrêt à effet immédiat a également été délivré par la cour.
Des accusations anciennes mais graves
Tariq Ramadan est poursuivi pour des faits présumés commis entre 2009 et 2016, impliquant trois femmes dans différentes affaires de viols et agressions sexuelles. Il est déjà connu de la justice suisse, où il a été condamné pour viol. Le verdict final de la cour criminelle de Paris est désormais attendu dans les prochaines semaines, dans un dossier à fort retentissement médiatique et judiciaire.