PISA 2025 : le Maroc recule en mathématiques et en lecture
L’enquête PISA 2025 fournit un arrière-plan particulièrement sensible au débat électoral sur l’éducation. Publiés par l’OCDE le 8 septembre 2026, les résultats indiquent que les performances moyennes des élèves marocains de 15 ans ont diminué par rapport à 2022 en mathématiques et en compréhension de l’écrit. Elles sont restées globalement stables en sciences. Par rapport à 2018, l’OCDE constate en revanche un recul dans les trois domaines évalués.
C’est dans ce contexte que Nizar Baraka a développé, lors d’un meeting organisé le 17 septembre à Tanger, les propositions éducatives de l’Istiqlal pour la législature 2026-2031.
Le programme lui-même n’est toutefois pas né après PISA. Le Parti de l’Istiqlal avait officiellement présenté ses principaux engagements électoraux dès le 29 août à Rabat. Les résultats de l’enquête internationale sont venus donner une résonance supplémentaire à son volet consacré à l’école.
Parmi les orientations mises en avant figure la qualité de l’enseignement public. Nizar Baraka a également défendu un meilleur encadrement de l’évolution des frais de scolarité dans le secteur privé, en reliant directement cette question au pouvoir d’achat des familles.
L’enjeu dépasse ainsi, dans le discours du parti, la seule pédagogie : coût de la scolarité, cohésion familiale, formation, emploi et insertion des jeunes sont présentés comme les différentes dimensions d’une même politique sociale.
C’est dans ce contexte que Nizar Baraka a développé, lors d’un meeting organisé le 17 septembre à Tanger, les propositions éducatives de l’Istiqlal pour la législature 2026-2031.
Le programme lui-même n’est toutefois pas né après PISA. Le Parti de l’Istiqlal avait officiellement présenté ses principaux engagements électoraux dès le 29 août à Rabat. Les résultats de l’enquête internationale sont venus donner une résonance supplémentaire à son volet consacré à l’école.
Parmi les orientations mises en avant figure la qualité de l’enseignement public. Nizar Baraka a également défendu un meilleur encadrement de l’évolution des frais de scolarité dans le secteur privé, en reliant directement cette question au pouvoir d’achat des familles.
L’enjeu dépasse ainsi, dans le discours du parti, la seule pédagogie : coût de la scolarité, cohésion familiale, formation, emploi et insertion des jeunes sont présentés comme les différentes dimensions d’une même politique sociale.
« École de l’appartenance » : ce que propose l’Istiqlal
L’une des mesures emblématiques du programme est le projet baptisé « École de l’appartenance ». L’Istiqlal veut renforcer le rôle de l’établissement scolaire dans la transmission des valeurs nationales et le sentiment d’appartenance, mais aussi institutionnaliser davantage la relation entre l’école et les familles.
Le programme prévoit notamment des unités d’aide sociale au sein des établissements pour accompagner les élèves en difficulté et améliorer le dialogue avec les parents. Sur le plan linguistique, le parti défend un renforcement de l’apprentissage de l’arabe et de l’amazigh, parallèlement à l’ouverture sur les langues étrangères dès les premières années de scolarité.
L’Istiqlal inscrit également la protection des mineurs dans cette politique familiale. Son programme électoral propose une législation visant notamment à empêcher les moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux ainsi qu’aux jeux électroniques considérés comme dangereux. À ce stade, il s’agit bien d’une proposition électorale et non d'une interdiction déjà entrée en vigueur au Maroc.
Le parti entend parallèlement renforcer les dispositifs destinés aux jeunes sortis du système scolaire ou éloignés de l’emploi, avec l’objectif de réduire les périodes prolongées sans scolarité, formation ou activité professionnelle.
Le programme prévoit notamment des unités d’aide sociale au sein des établissements pour accompagner les élèves en difficulté et améliorer le dialogue avec les parents. Sur le plan linguistique, le parti défend un renforcement de l’apprentissage de l’arabe et de l’amazigh, parallèlement à l’ouverture sur les langues étrangères dès les premières années de scolarité.
L’Istiqlal inscrit également la protection des mineurs dans cette politique familiale. Son programme électoral propose une législation visant notamment à empêcher les moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux ainsi qu’aux jeux électroniques considérés comme dangereux. À ce stade, il s’agit bien d’une proposition électorale et non d'une interdiction déjà entrée en vigueur au Maroc.
Le parti entend parallèlement renforcer les dispositifs destinés aux jeunes sortis du système scolaire ou éloignés de l’emploi, avec l’objectif de réduire les périodes prolongées sans scolarité, formation ou activité professionnelle.
Le préscolaire est déjà engagé dans une généralisation nationale
Sur le préscolaire, la proposition de l’Istiqlal s’inscrit cependant dans un chantier public déjà ancien.
Le ministère de l’Éducation nationale poursuit depuis 2018 un programme national de généralisation. Pour l’année scolaire 2025-2026, le taux de scolarisation dans le préscolaire a atteint 85 %, selon les données ministérielles, contre 79 % deux ans auparavant. L’objectif officiel reste la généralisation à l’horizon 2027-2028, avec une attention particulière portée aux territoires ruraux et périurbains.
La question politique n’est donc plus seulement de savoir s’il faut généraliser le préscolaire, mais à quel rythme, avec quel niveau de gratuité, quelle qualité pédagogique et quelles garanties d’égalité territoriale.
La même distinction vaut pour l’ensemble de la réforme scolaire. Le ministère développe depuis 2023 le modèle des établissements pionniers, tandis que les partis en campagne proposent leurs propres orientations pour la prochaine législature.
PISA 2025 ne permet donc pas, à lui seul, de dresser le bilan des réformes les plus récentes : les élèves évalués ont connu une grande partie de leur parcours avant leur généralisation. Il fournit néanmoins un indicateur difficile à écarter du débat : malgré les réformes successives, le niveau des apprentissages fondamentaux demeure l’un des principaux défis de l’école marocaine.
À la veille du scrutin du 23 septembre, l’éducation devient ainsi un terrain où se superposent un bilan collectif de politiques publiques, des réformes encore en cours et de nouvelles promesses électorales. L’Istiqlal, membre de la majorité gouvernementale sortante, doit à la fois défendre sa participation aux cinq dernières années de gouvernement et expliquer ce qu’il entend modifier durant les cinq prochaines.
Le ministère de l’Éducation nationale poursuit depuis 2018 un programme national de généralisation. Pour l’année scolaire 2025-2026, le taux de scolarisation dans le préscolaire a atteint 85 %, selon les données ministérielles, contre 79 % deux ans auparavant. L’objectif officiel reste la généralisation à l’horizon 2027-2028, avec une attention particulière portée aux territoires ruraux et périurbains.
La question politique n’est donc plus seulement de savoir s’il faut généraliser le préscolaire, mais à quel rythme, avec quel niveau de gratuité, quelle qualité pédagogique et quelles garanties d’égalité territoriale.
La même distinction vaut pour l’ensemble de la réforme scolaire. Le ministère développe depuis 2023 le modèle des établissements pionniers, tandis que les partis en campagne proposent leurs propres orientations pour la prochaine législature.
PISA 2025 ne permet donc pas, à lui seul, de dresser le bilan des réformes les plus récentes : les élèves évalués ont connu une grande partie de leur parcours avant leur généralisation. Il fournit néanmoins un indicateur difficile à écarter du débat : malgré les réformes successives, le niveau des apprentissages fondamentaux demeure l’un des principaux défis de l’école marocaine.
À la veille du scrutin du 23 septembre, l’éducation devient ainsi un terrain où se superposent un bilan collectif de politiques publiques, des réformes encore en cours et de nouvelles promesses électorales. L’Istiqlal, membre de la majorité gouvernementale sortante, doit à la fois défendre sa participation aux cinq dernières années de gouvernement et expliquer ce qu’il entend modifier durant les cinq prochaines.