De l’UNEM à l’exil
Président de l’Union nationale des étudiants du Maroc en 1962, proche de la gauche marocaine, Barrada est condamné à mort par contumace en 1963. Il vit dans la clandestinité, puis en Algérie et en France, avant d’être autorisé à rentrer au Maroc en 1978. Ce passé éclaire sa place singulière : il a été à la fois témoin et acteur d’une période décisive de l’histoire politique du pays.
Une voix familière aux téléspectateurs
Diplômé en philosophie, en droit et en sociologie politique, il travaille à Jeune Afrique, notamment comme rédacteur en chef de 1974 à 1985, puis dirige la rédaction Maghreb–Moyen-Orient de TV5. Au Maroc, le grand public le retrouve sur 2M avec « Mais encore ? », émission d’entretiens qu’il présente de 2007 à 2018. Ses longues conversations donnaient du temps aux idées et à la contradiction.
Avec sa disparition, la presse marocaine perd aussi une mémoire de ses propres transformations.
Président de l’Union nationale des étudiants du Maroc en 1962, proche de la gauche marocaine, Barrada est condamné à mort par contumace en 1963. Il vit dans la clandestinité, puis en Algérie et en France, avant d’être autorisé à rentrer au Maroc en 1978. Ce passé éclaire sa place singulière : il a été à la fois témoin et acteur d’une période décisive de l’histoire politique du pays.
Une voix familière aux téléspectateurs
Diplômé en philosophie, en droit et en sociologie politique, il travaille à Jeune Afrique, notamment comme rédacteur en chef de 1974 à 1985, puis dirige la rédaction Maghreb–Moyen-Orient de TV5. Au Maroc, le grand public le retrouve sur 2M avec « Mais encore ? », émission d’entretiens qu’il présente de 2007 à 2018. Ses longues conversations donnaient du temps aux idées et à la contradiction.
Avec sa disparition, la presse marocaine perd aussi une mémoire de ses propres transformations.