L’enjeu dépasse la seule gestion des déchets. Le textile marocain, fortement tourné vers l’export, se retrouve désormais face à une pression européenne croissante : traçabilité, empreinte carbone, économie circulaire. Transformer les chutes, invendus et rebuts en nouvelles matières devient donc une question de compétitivité, pas seulement d’image verte.
Mais le potentiel ne se décrète pas. Il suppose des filières de collecte fiables, des investissements dans le tri, des normes claires et une vraie coordination entre industriels, collectivités et pouvoirs publics. Sans cela, le recyclage risque de rester un beau mot dans les conférences.
La bonne nouvelle ? Le Maroc possède déjà une base textile solide. La question est maintenant simple : saura-t-il faire de ses déchets une nouvelle matière première stratégique ?