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Registre du cancer : l’expérience comorienne rappelle la valeur des données fiables




Les Comores ont réuni professionnels de santé, responsables du système d’information sanitaire et représentants de la société civile afin d’évaluer la qualité des données disponibles sur les cancers. L’atelier, organisé par le ministère de la Santé avec l’appui de l’OMS et de l’UNICEF, a identifié des lacunes dans la collecte et l’exploitation des informations.
  La démarche doit soutenir la création future d’un registre national du cancer et l’élaboration d’une stratégie sanitaire. Pendant trois jours, les participants ont travaillé sur les conditions nécessaires pour mieux suivre la maladie, orienter la prévention et le dépistage, puis évaluer la prise en charge. L’article ne fournit pas d’estimation nationale du nombre de cas.
  Pour le Maroc, cette expérience insulaire ne constitue ni une comparaison de résultats ni un modèle à copier tel quel. Elle rappelle cependant qu’une politique de santé ne peut être pilotée durablement sans définitions communes, remontées régulières, contrôle de qualité et capacité à relier les données aux décisions. Les registres sont utiles lorsque leur gouvernance protège les patients et permet des analyses réellement exploitables.
  La leçon concerne aussi l’articulation entre institutions publiques, soignants et société civile. Un système fiable doit éviter les doublons, documenter les écarts territoriaux et rendre les indicateurs compréhensibles, sans exposer les données personnelles. Pour les acteurs marocains de la santé, le cas des Comores invite à considérer l’infrastructure de données comme un outil de prévention et d’équité, et non comme une formalité administrative.

Mercredi 28 Octobre 2026



Rédigé par La Redaction le Mercredi 28 Octobre 2026