Selon une enquête publiée lundi soir par The Times, le président de la FIFA aurait bénéficié de cette somme, soit environ 1,5 million d’euros, via FWC2026 US Inc., la société impliquée dans l’organisation du prochain Mondial sur le territoire américain.
Ce versement présumé viendrait s’ajouter aux rémunérations déjà déclarées par l’instance. Les informations rapportées par le quotidien britannique, qui s’appuie sur des documents fiscaux américains, soulèvent des questions sur les modalités de rémunération du dirigeant et sur la transparence des flux financiers liés à l’organisation de la compétition.
La FIFA rejette toute irrégularité
Face à ces révélations, la FIFA a contesté toute anomalie. Dans une déclaration transmise mardi, un porte-parole de l’organisation a assuré que Gianni Infantino ne percevait pas de second salaire versé par l’instance.
« La FIFA ne verse pas de second salaire à son président et respecte toutes les obligations de déclaration relatives à la rémunération », a indiqué le porte-parole.
L’organisation précise que la rémunération annuelle du dirigeant, ainsi que ses autres avantages contractuels, sont déterminés par une sous-commission indépendante chargée des rémunérations.
La FIFA réfute également les accusations de dissimulation d’informations financières ou de violation de ses statuts. Elle affirme que ses comptes sont soumis à des audits indépendants et que ses déclarations respectent les réglementations fiscales applicables en Suisse, aux États-Unis et dans les autres juridictions concernées.
Des questions sur la transparence des versements
Cette affaire remet en lumière les questions liées à la rémunération des dirigeants du football mondial, notamment dans le cadre de l’organisation d’une Coupe du monde. Si la FIFA assure respecter les règles en vigueur, les informations publiées par The Times interrogent sur la nature de ce versement et sur son articulation avec la rémunération officiellement déclarée du président.
À ce stade, la FIFA maintient qu’aucune irrégularité n’a été commise. Les éléments rapportés par le quotidien britannique et les explications de l’instance constituent les deux principaux volets de cette controverse autour de la rémunération de Gianni Infantino, à l’approche de la Coupe du monde 2026.