Moscou réaffirme son soutien à la junte
Le Kremlin a clairement indiqué que la Russie poursuivrait ses opérations au Mali. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a déclaré que Moscou continuerait la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, tout en maintenant son soutien aux autorités maliennes en place.
Depuis plusieurs années, les paramilitaires russes constituent un appui central pour la junte militaire dirigée par Assimi Goïta, au pouvoir depuis 2020.
Une offensive rebelle d’ampleur inédite
Sur le terrain, la situation sécuritaire s’est fortement dégradée. Les rebelles touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA), alliés à des groupes djihadistes, mènent une offensive qualifiée d’inédite depuis 2012.
Le week-end dernier, ces forces se sont emparées de la ville stratégique de Kidal, contraignant les paramilitaires russes à s’en retirer. Cette avancée marque un tournant dans le conflit en cours dans le nord du pays.
Des tensions accrues avec les forces russes
Les rebelles réclament désormais le départ total des forces russes du Mali. Leur porte-parole affirme que les affrontements récents ont tourné à leur avantage, renforçant leur position dans ce bras de fer.
Cette montée des tensions intervient dans un contexte de coopération renforcée entre Bamako et Moscou, amorcée après le départ des forces françaises en 2022.
Une situation sécuritaire sous pression
L’intensification des combats a également touché les plus hauts niveaux de l’appareil militaire malien. Le conflit a notamment coûté la vie au ministre de la Défense, le général Sadio Camara, figure clé du rapprochement avec la Russie.
Un équilibre fragile
La décision de Moscou de maintenir sa présence pourrait prolonger les tensions sur le terrain. Entre offensive rebelle, alliances mouvantes et enjeux sécuritaires, la situation au Mali reste incertaine.
Les prochains développements dépendront de l’évolution des combats et de la capacité des différents acteurs à reprendre le contrôle de zones stratégiques.