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SPORT — CAN féminine 2026 : les Lionnes entrent dans le tournoi qui doit confirmer leur nouveau statut


Rédigé par La Rédaction le Mardi 4 Août 2026

Le Maroc accueille jusqu’au 16 août une CAN féminine élargie à seize sélections, réparties entre Rabat et Casablanca. Les Lionnes de l’Atlas ont lancé leur campagne par une victoire 4-0 contre le Kenya le 26 juillet. Leur groupe comprend également l’Algérie et le Sénégal, avant une phase à élimination directe programmée à partir des 8 et 9 août. La compétition sert de qualification pour la Coupe du monde féminine 2027 au Brésil. Après deux finales continentales consécutives, le Maroc ne peut plus se présenter comme une simple révélation. Le tournoi doit mesurer la solidité du projet sportif, mais aussi l’effet réel de la professionnalisation du football féminin national.



Seize équipes et une pression sportive plus forte

SPORT — CAN féminine 2026 : les Lionnes entrent dans le tournoi qui doit confirmer leur nouveau statut
La CAN féminine 2026 marque un changement de dimension pour le football africain. Le nombre de participantes passe de douze à seize, ce qui élargit la représentation continentale et allonge la route vers le titre. Le Malawi et le Cap-Vert découvrent notamment la phase finale, tandis que des nations installées comme le Nigeria, l’Afrique du Sud, la Zambie, le Ghana ou le Cameroun conservent de fortes ambitions.
    Pays hôte pour la troisième édition consécutive, le Maroc évolue dans le groupe A avec le Kenya, l’Algérie et le Sénégal. Son entrée en matière, conclue par un succès 4-0 face aux Kényanes le 26 juillet, a confirmé la qualité technique et la capacité à imposer le rythme. Un premier résultat ne suffit pourtant pas à garantir un long parcours.
    Dans un tournoi resserré, la gestion de l’effectif, la récupération et la maîtrise des moments faibles pèsent autant que le talent offensif. Les rencontres de groupe servent à gagner des points, mais aussi à préparer des confrontations où une erreur peut éliminer une équipe. Le calendrier prévoit les quarts de finale les 8 et 9 août, les demi-finales le 12, puis la finale le 16 août à Rabat.
    La compétition ouvre également la voie vers le Mondial 2027, ce qui renforce la pression sur toutes les sélections. Les Lionnes disposent d’un noyau expérimenté, avec des joueuses habituées aux compétitions continentales et internationales.
    Elles bénéficient du soutien du public et de conditions d’accueil maîtrisées. Ces avantages créent toutefois une obligation supplémentaire : assumer le statut de candidate au titre, sans perdre la patience nécessaire face à des adversaires regroupées.

Le résultat doit prolonger une politique de fond

Le parcours marocain ne se juge pas uniquement à l’échelle de trois semaines. Depuis la professionnalisation du championnat féminin en 2020-2021, les clubs et les sélections ont gagné en régularité. L’AS FAR s’est imposée sur la scène continentale, tandis que les équipes de jeunes ont atteint des compétitions mondiales.
    La sélection première a disputé deux finales africaines consécutives et franchi le premier tour de la Coupe du monde. Ces résultats montrent que l’investissement dans les structures, les centres d’entraînement et l’encadrement produit des effets. Ils ne signifient pas que tout le football féminin marocain progresse au même rythme.
    La qualité des conditions de travail, des terrains, du suivi médical et des rémunérations reste déterminante dans les clubs moins exposés. Une sélection forte a besoin d’un championnat compétitif, capable de former des joueuses dans plusieurs régions et de leur offrir suffisamment de matches de haut niveau. La CAN organisée à domicile peut attirer de nouveaux publics et donner des modèles aux jeunes filles.
    Cet intérêt doit être entretenu après la finale par une meilleure visibilité médiatique, des horaires accessibles et des passerelles entre l’école, les clubs amateurs et le haut niveau. Le succès organisationnel du Maroc renforce aussi son expertise dans l’accueil des grands événements. Mais l’héritage le plus utile serait sportif et social : davantage de pratiquantes, d’entraîneures, d’arbitres et de dirigeantes.
    Le titre continental représenterait une consécration. Une qualification mondiale confirmerait la continuité. Dans les deux cas, la véritable mesure du projet restera sa capacité à élargir durablement la base et à faire du football féminin une composante normale, suivie et exigeante du paysage sportif marocain.




Mardi 4 Août 2026