Saham Bank commercialise un certificat de dépôt structuré dont le rendement dépend de l’évolution de l’iShares Bitcoin Trust, l’ETF IBIT géré par BlackRock. Présenté comme une première au Maroc, le produit permet à certains clients d’obtenir une exposition indirecte au Bitcoin sans acheter ni conserver eux-mêmes de cryptomonnaie.
La nuance est essentielle. Le client ne possède pas de bitcoins. Il souscrit un produit bancaire libellé en dirhams, d’une durée de trois ans, dont la rémunération est calculée à partir de la performance de l’ETF coté aux États-Unis. Le ticket d’entrée annoncé est de 300.000 dirhams et la protection porte sur 90 % du capital à l’échéance. Une baisse défavorable peut donc entraîner une perte allant jusqu’à 10 %, sans compter le coût d’opportunité lié à l’immobilisation de l’épargne.
Le lancement révèle une évolution du marché financier marocain. Les actifs numériques, longtemps maintenus à distance des circuits bancaires classiques, y entrent par l’intermédiaire de produits structurés et d’instruments réglementés à l’étranger. Cette innovation ne signifie toutefois pas que le Bitcoin devient une monnaie autorisée pour les paiements au Maroc.
Elle pose aussi une question de transparence commerciale. Les clients comprennent-ils réellement le mécanisme de calcul, les scénarios de perte, les frais et l’absence de détention directe ? Le mot « protégé » peut rassurer plus qu’il ne devrait lorsque 10 % du capital restent exposés.
La finance marocaine se modernise. Encore faut-il que l’innovation ne progresse jamais plus vite que l’information donnée à l’épargnant.
La nuance est essentielle. Le client ne possède pas de bitcoins. Il souscrit un produit bancaire libellé en dirhams, d’une durée de trois ans, dont la rémunération est calculée à partir de la performance de l’ETF coté aux États-Unis. Le ticket d’entrée annoncé est de 300.000 dirhams et la protection porte sur 90 % du capital à l’échéance. Une baisse défavorable peut donc entraîner une perte allant jusqu’à 10 %, sans compter le coût d’opportunité lié à l’immobilisation de l’épargne.
Le lancement révèle une évolution du marché financier marocain. Les actifs numériques, longtemps maintenus à distance des circuits bancaires classiques, y entrent par l’intermédiaire de produits structurés et d’instruments réglementés à l’étranger. Cette innovation ne signifie toutefois pas que le Bitcoin devient une monnaie autorisée pour les paiements au Maroc.
Elle pose aussi une question de transparence commerciale. Les clients comprennent-ils réellement le mécanisme de calcul, les scénarios de perte, les frais et l’absence de détention directe ? Le mot « protégé » peut rassurer plus qu’il ne devrait lorsque 10 % du capital restent exposés.
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