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Sahara marocain : la MINURSO face à la fin d’un cycle diplomatique

La non-reconduction du mandat de la mission onusienne ouvre-t-elle une nouvelle perspective de règlement fondée sur le plan d’autonomie et le développement des provinces du Sud ?


La non-reconduction du mandat de la MINURSO marque, selon Khaled Hamadé, une rupture avec un mécanisme hérité d’un contexte diplomatique désormais dépassé.

Le président de l’Institut International d’Études Géopolitiques estime que cette évolution traduit l’essoufflement d’un processus longtemps paralysé et pourrait ouvrir une nouvelle phase dans le règlement du différend autour du Sahara marocain. Il met également en avant le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine et les transformations économiques et sociales engagées dans les provinces du Sud comme des éléments déterminants pour la suite du dossier.



Sahara marocain : La non-reconduction du mandat de la MINURSO sonne la fin d’un mécanisme obsolète (Géopolitologue français) / Par Khaled Hamadé.

Paris - La non-reconduction du mandat de la MINURSO traduit l’épuisement d’un processus et sonne la fin d’un mécanisme obsolète, a affirmé le président de l’Institut International d’Études Géopolitiques (IIEG), Khaled Hamadé.
 

Pour ce géopolitologue français, le droit a rejoint le réalisme, notant que cet événement représente une évolution significative dans un dossier longtemps marqué par le blocage et les tergiversations pour faire perdurer le statu quo.
 

Héritée d'un contexte révolu, la MINURSO, a-t-il expliqué, «a longtemps nourri l'internationalisation d'un différend régional», estimant que son retrait des provinces du Sud et la sortie prévisible de la question de l'ordre du jour du Conseil de sécurité de l’ONU «tournent une page et ouvrent une perspective réelle de règlement de ce conflit».
 

L'IIEG a constaté de longue date qu'«un différend figé ne se dénoue que par un cadre réaliste, des garanties crédibles et un développement tangible pour les populations», a expliqué M. Hamadé, relevant que, dans ce cadre, «le Maroc a fait ce qu'on attend d'un acteur responsable, en présentant le plan d’autonomie, un projet concret, réaliste et durable».
 

Le président de ce think tank basé à Montpellier n’a pas manqué, dans ce contexte, de rappeler la dynamique de développement économique et social enclenchée, sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, dans les provinces du sud et qui donne au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine toute sa crédibilité.
 

«Le Maroc a ouvert la voie. Il appartient maintenant à tous les acteurs de saisir cette opportunité historique », a-t-il souligné.
 



Lundi 2 Novembre 2026

La Rédaction