La santé n’est pas un terrain ordinaire pour les outils conversationnels. Un assistant numérique qui se trompe sur un trajet, c’est un contretemps. Un assistant qui brouille un conseil de santé, c’est une autre affaire. D’où cette prudence qui entoure leur déploiement. La question centrale n’est pas seulement la performance technique. C’est la place donnée à ces outils dans la chaîne de confiance entre patient, donnée, professionnel et décision médicale.
Le Maroc aurait tort de regarder ce mouvement comme une simple tendance extérieure. Il touche à des enjeux très concrets : télésanté, accès à l’information, prévention, accompagnement des maladies chroniques. Mais il faudra résister à la tentation du raccourci technophile. Une IA de santé utile n’est pas celle qui impressionne. C’est celle qui assiste sans se substituer, éclaire sans tromper, et reste enfermée dans un cadre éthique, clinique et réglementaire solide.
Le Maroc aurait tort de regarder ce mouvement comme une simple tendance extérieure. Il touche à des enjeux très concrets : télésanté, accès à l’information, prévention, accompagnement des maladies chroniques. Mais il faudra résister à la tentation du raccourci technophile. Une IA de santé utile n’est pas celle qui impressionne. C’est celle qui assiste sans se substituer, éclaire sans tromper, et reste enfermée dans un cadre éthique, clinique et réglementaire solide.