La transformation du système de santé marocain ouvre une perspective encourageante :
Mieux organiser les soins dans les territoires, renforcer la coordination entre établissements et donner aux professionnels les moyens d’accompagner les patients dans la durée.
La mise en place des Groupements sanitaires territoriaux et le déploiement d’un système d’information intégré participent de cette ambition.
Le ministère de la Santé souligne leur rôle dans l’amélioration de la coordination et du suivi des parcours de soins, notamment dans sa communication du 7 janvier 2026 sur le pilotage de la réforme.
Cette dynamique invite à réfléchir aux possibilités qu’elle ouvre. Deux dimensions me semblent particulièrement fécondes : la prise en compte des parcours des Marocains vivant à l’étranger au sein des douze GST et la coopération entre les institutions qui portent la transformation numérique.
Ces deux sujets se rejoignent autour d’un objectif concret : permettre au système de santé d’accompagner les citoyens dans la diversité de leurs situations de vie. Dans mes précédentes tribunes, j’ai évoqué l’hypothèse d’une treizième région pour rendre visibles les liens humains, les compétences et les contributions des Marocains établis à l’étranger.
Cette hypothèse était une manière de penser les relations entre le Maroc et ses prolongements humains dans le monde. Elle ne désignait pas une région administrative existante.
C’est le sens de ma tribune publiée le 2 juin 2026 dans L’ODJ, « Diaspora marocaine : de Goul-IA au Twin Diaspora, donner corps à la treizième région du Royaume ».
Pour accompagner la réforme sanitaire, les douze régions constituent le cadre dans lequel approfondir cette réflexion.
Les Marocains vivant à l’étranger peuvent appartenir à ces régions par leur origine, leurs attaches familiales, leur résidence au Maroc ou leur projet de retour.
Leurs parcours peuvent donc être pris en compte dans l’organisation des GST, en tenant compte de leur mobilité.
La mise en place des Groupements sanitaires territoriaux et le déploiement d’un système d’information intégré participent de cette ambition.
Le ministère de la Santé souligne leur rôle dans l’amélioration de la coordination et du suivi des parcours de soins, notamment dans sa communication du 7 janvier 2026 sur le pilotage de la réforme.
Cette dynamique invite à réfléchir aux possibilités qu’elle ouvre. Deux dimensions me semblent particulièrement fécondes : la prise en compte des parcours des Marocains vivant à l’étranger au sein des douze GST et la coopération entre les institutions qui portent la transformation numérique.
Ces deux sujets se rejoignent autour d’un objectif concret : permettre au système de santé d’accompagner les citoyens dans la diversité de leurs situations de vie. Dans mes précédentes tribunes, j’ai évoqué l’hypothèse d’une treizième région pour rendre visibles les liens humains, les compétences et les contributions des Marocains établis à l’étranger.
Cette hypothèse était une manière de penser les relations entre le Maroc et ses prolongements humains dans le monde. Elle ne désignait pas une région administrative existante.
C’est le sens de ma tribune publiée le 2 juin 2026 dans L’ODJ, « Diaspora marocaine : de Goul-IA au Twin Diaspora, donner corps à la treizième région du Royaume ».
Pour accompagner la réforme sanitaire, les douze régions constituent le cadre dans lequel approfondir cette réflexion.
Les Marocains vivant à l’étranger peuvent appartenir à ces régions par leur origine, leurs attaches familiales, leur résidence au Maroc ou leur projet de retour.
Leurs parcours peuvent donc être pris en compte dans l’organisation des GST, en tenant compte de leur mobilité.
Un citoyen peut travailler à l’étranger, revenir régulièrement auprès de sa famille puis choisir de s’installer au Maroc à la retraite.
À chacune de ces étapes correspondent des besoins différents : obtenir une information fiable, préparer une consultation, poursuivre un traitement, transmettre un compte rendu ou organiser un suivi durable.
La réforme offre l’occasion d’anticiper ces situations dès la conception des services.
Chaque GST pourrait proposer une information claire sur les démarches et les interlocuteurs utiles, en lien avec les établissements et les organismes concernés. Une telle organisation bénéficierait aussi aux équipes soignantes, qui disposeraient de procédures plus lisibles pour accueillir ces patients.
Prenons le cas d’une personne suivie à l’étranger pour une maladie chronique et préparant son retour au Maroc. Un parcours bien organisé lui permettrait de réunir les documents nécessaires, d’identifier les modalités de poursuite de ses soins et de comprendre les démarches relatives à sa couverture médicale.
Le professionnel qui la reçoit pourrait ainsi consacrer davantage de temps à sa prise en charge. L’objectif est d’intégrer ces situations dans les parcours ordinaires, avec les adaptations nécessaires.
Cette approche permettrait de traiter la mobilité comme une donnée de la vie des citoyens, à anticiper dans l’organisation sanitaire. Elle pourrait également nourrir des coopérations avec les professionnels de santé marocains exerçant à l’étranger.
Selon les besoins exprimés par les équipes locales, chaque GST pourrait développer des programmes de formation, de recherche ou de partage d’expertise.
Leur réussite reposerait sur des objectifs définis ensemble, un calendrier réaliste et un suivi des résultats.
Les liens avec une région pourraient faciliter ces engagements. Un médecin, un chercheur ou un enseignant établi à l’étranger pourrait contribuer à un projet porté par un établissement auquel il reste attaché. Les équipes sur place conserveraient la maîtrise des besoins et des priorités.
La coopération prendrait ainsi appui sur une relation professionnelle durable.
Le système d’information sanitaire constitue un levier essentiel pour accompagner ces évolutions. Il doit permettre aux informations utiles de suivre le patient entre les acteurs autorisés à le prendre en charge.
La réforme offre l’occasion d’anticiper ces situations dès la conception des services.
Chaque GST pourrait proposer une information claire sur les démarches et les interlocuteurs utiles, en lien avec les établissements et les organismes concernés. Une telle organisation bénéficierait aussi aux équipes soignantes, qui disposeraient de procédures plus lisibles pour accueillir ces patients.
Prenons le cas d’une personne suivie à l’étranger pour une maladie chronique et préparant son retour au Maroc. Un parcours bien organisé lui permettrait de réunir les documents nécessaires, d’identifier les modalités de poursuite de ses soins et de comprendre les démarches relatives à sa couverture médicale.
Le professionnel qui la reçoit pourrait ainsi consacrer davantage de temps à sa prise en charge. L’objectif est d’intégrer ces situations dans les parcours ordinaires, avec les adaptations nécessaires.
Cette approche permettrait de traiter la mobilité comme une donnée de la vie des citoyens, à anticiper dans l’organisation sanitaire. Elle pourrait également nourrir des coopérations avec les professionnels de santé marocains exerçant à l’étranger.
Selon les besoins exprimés par les équipes locales, chaque GST pourrait développer des programmes de formation, de recherche ou de partage d’expertise.
Leur réussite reposerait sur des objectifs définis ensemble, un calendrier réaliste et un suivi des résultats.
Les liens avec une région pourraient faciliter ces engagements. Un médecin, un chercheur ou un enseignant établi à l’étranger pourrait contribuer à un projet porté par un établissement auquel il reste attaché. Les équipes sur place conserveraient la maîtrise des besoins et des priorités.
La coopération prendrait ainsi appui sur une relation professionnelle durable.
Le système d’information sanitaire constitue un levier essentiel pour accompagner ces évolutions. Il doit permettre aux informations utiles de suivre le patient entre les acteurs autorisés à le prendre en charge.
Pour une personne ayant reçu des soins à l’étranger, cela pourrait notamment passer par la possibilité d’intégrer des comptes rendus et des résultats d’examens selon des procédures adaptées.
La provenance des documents, leur compréhension clinique, la confidentialité et les conditions d’accès devraient être prises en compte. Les échanges internationaux éventuels nécessiteraient, quant à eux, un cadre approprié.
Cette continuité suppose une coopération étroite entre compétences sanitaires, organisationnelles et numériques.
C’est ici que l’articulation entre le ministère de la Santé et le ministère chargé de la Transition numérique prend toute son importance. Des bases de coopération existent déjà.
La convention-cadre signée le 2 février 2024 autour du dossier médical partagé et de la feuille de soins électronique a associé ces deux ministères, la CNSS et l’Agence de développement du digital.
Selon le communiqué du ministère de la Santé consacré à cette signature, elle prévoit notamment la connexion de solutions utilisées par les établissements publics et privés.
Ce partenariat constitue un point d’appui pour poursuivre la construction d’un système cohérent. Le ministère de la Santé porte les finalités sanitaires : les besoins des patients, les pratiques professionnelles et l’organisation des soins.
Le ministère chargé de la Transition numérique peut apporter sa contribution à la cohérence de l’architecture, aux standards d’échange et à la mutualisation des moyens pertinents.
Les établissements, les professionnels et les organismes de couverture apportent leur connaissance des usages et des contraintes quotidiennes. Cette complémentarité gagnerait à se traduire dans une répartition explicite des responsabilités.
Définir ensemble les priorités, les règles d’échange, les conditions de maintenance et les critères d’évaluation faciliterait le travail des équipes et la continuité des projets.
Cette continuité suppose une coopération étroite entre compétences sanitaires, organisationnelles et numériques.
C’est ici que l’articulation entre le ministère de la Santé et le ministère chargé de la Transition numérique prend toute son importance. Des bases de coopération existent déjà.
La convention-cadre signée le 2 février 2024 autour du dossier médical partagé et de la feuille de soins électronique a associé ces deux ministères, la CNSS et l’Agence de développement du digital.
Selon le communiqué du ministère de la Santé consacré à cette signature, elle prévoit notamment la connexion de solutions utilisées par les établissements publics et privés.
Ce partenariat constitue un point d’appui pour poursuivre la construction d’un système cohérent. Le ministère de la Santé porte les finalités sanitaires : les besoins des patients, les pratiques professionnelles et l’organisation des soins.
Le ministère chargé de la Transition numérique peut apporter sa contribution à la cohérence de l’architecture, aux standards d’échange et à la mutualisation des moyens pertinents.
Les établissements, les professionnels et les organismes de couverture apportent leur connaissance des usages et des contraintes quotidiennes. Cette complémentarité gagnerait à se traduire dans une répartition explicite des responsabilités.
Définir ensemble les priorités, les règles d’échange, les conditions de maintenance et les critères d’évaluation faciliterait le travail des équipes et la continuité des projets.
L’intelligence artificielle pourrait progressivement trouver sa place dans cette architecture, à partir de besoins précis et d’usages évalués.
L’aide à l’orientation, la recherche d’informations dans les documents ou l’appui à la planification pourraient faire l’objet d’expérimentations encadrées.
Leur intérêt devrait être apprécié au regard du service rendu, de la fiabilité et de la supervision humaine. Après près d’un demi-siècle de vie en France, je suis particulièrement sensible à cette continuité entre les lieux de vie.
Elle se construit à travers des services compréhensibles, des interlocuteurs disponibles et la confiance que les institutions inspirent. Les douze GST offrent un cadre pour rapprocher l’organisation sanitaire des réalités régionales.
Le système d’information peut renforcer les liens entre établissements, professionnels et patients. La coopération entre institutions peut donner à cette transformation sa cohérence nationale.
Intégrer dès aujourd’hui les parcours des Marocains vivant à l’étranger serait une manière concrète d’enrichir cette réforme.
Une consultation préparée, un traitement poursuivi sans interruption et un dossier utile au professionnel qui reçoit le patient donneraient à cette ambition toute sa portée humaine.
Leur intérêt devrait être apprécié au regard du service rendu, de la fiabilité et de la supervision humaine. Après près d’un demi-siècle de vie en France, je suis particulièrement sensible à cette continuité entre les lieux de vie.
Elle se construit à travers des services compréhensibles, des interlocuteurs disponibles et la confiance que les institutions inspirent. Les douze GST offrent un cadre pour rapprocher l’organisation sanitaire des réalités régionales.
Le système d’information peut renforcer les liens entre établissements, professionnels et patients. La coopération entre institutions peut donner à cette transformation sa cohérence nationale.
Intégrer dès aujourd’hui les parcours des Marocains vivant à l’étranger serait une manière concrète d’enrichir cette réforme.
Une consultation préparée, un traitement poursuivi sans interruption et un dossier utile au professionnel qui reçoit le patient donneraient à cette ambition toute sa portée humaine.