L'étau judiciaire se resserre autour de la Silicon Valley. Dans une action coordonnée sans précédent, plusieurs États américains et des centaines de familles poursuivent Meta (Facebook, Instagram) et Google (YouTube), les accusant d'avoir sciemment conçu leurs plateformes pour créer une dépendance psychologique chez les jeunes utilisateurs, au mépris de leur santé mentale et physique.
Procès historique : les géants de la Tech face à la justice pour addiction
C'est un procès qui pourrait marquer un tournant dans l'histoire de l'internet. Meta et Google se retrouvent sur le banc des accusés, confrontés à une vague de plaintes aux États-Unis qui dénoncent une stratégie industrielle cynique : la fabrication de l'addiction. Les plaignants, soutenus par des procureurs généraux et des experts en neurosciences, affirment que ces géants technologiques n'ont pas simplement créé des outils de communication, mais de véritables "machines à dopamine". L'accusation repose sur l'idée que les fonctionnalités comme le "scroll infini", les notifications incessantes et les algorithmes de recommandation ont été calibrés pour exploiter la vulnérabilité psychologique des adolescents et maximiser leur temps d'écran.
Les dossiers judiciaires regorgent de témoignages poignants et de documents internes suggérant que les dirigeants de ces entreprises étaient conscients des effets néfastes de leurs produits. Dépression, troubles de l'alimentation, anxiété sociale, troubles du sommeil et même risques suicidaires sont cités comme les conséquences directes de cette surexposition aux réseaux sociaux. L'argument central est que la recherche du profit publicitaire a systématiquement prévalu sur la sécurité des jeunes utilisateurs. En ciblant spécifiquement les mineurs, dont le cerveau est encore en développement, Meta et Google auraient violé les lois sur la protection des consommateurs et la sécurité des produits.
La défense des géants du web, qui invoque souvent la liberté d'expression et les outils de modération mis en place, semble cette fois ébranlée par l'ampleur de la mobilisation. Ce combat juridique dépasse la simple demande de compensation financière ; il vise à forcer ces entreprises à revoir fondamentalement leur architecture technique. Si la justice américaine tranche en faveur des familles, cela pourrait contraindre les plateformes à désactiver les mécanismes addictifs pour les mineurs, redéfinissant ainsi les règles du jeu de l'économie de l'attention mondiale.
Les dossiers judiciaires regorgent de témoignages poignants et de documents internes suggérant que les dirigeants de ces entreprises étaient conscients des effets néfastes de leurs produits. Dépression, troubles de l'alimentation, anxiété sociale, troubles du sommeil et même risques suicidaires sont cités comme les conséquences directes de cette surexposition aux réseaux sociaux. L'argument central est que la recherche du profit publicitaire a systématiquement prévalu sur la sécurité des jeunes utilisateurs. En ciblant spécifiquement les mineurs, dont le cerveau est encore en développement, Meta et Google auraient violé les lois sur la protection des consommateurs et la sécurité des produits.
La défense des géants du web, qui invoque souvent la liberté d'expression et les outils de modération mis en place, semble cette fois ébranlée par l'ampleur de la mobilisation. Ce combat juridique dépasse la simple demande de compensation financière ; il vise à forcer ces entreprises à revoir fondamentalement leur architecture technique. Si la justice américaine tranche en faveur des familles, cela pourrait contraindre les plateformes à désactiver les mécanismes addictifs pour les mineurs, redéfinissant ainsi les règles du jeu de l'économie de l'attention mondiale.



