Le chiffre impressionne : plus de 640 milliards de dirhams à l'horizon 2050. C'est le potentiel attribué à la « silver économie » marocaine, cet ensemble d'activités liées aux besoins des personnes âgées.
La projection, reprise dans la synthèse 2026 du Rapport sur le budget axé sur les résultats tenant compte de l'aspect genre, correspondrait à environ 13 % du PIB, contre une estimation de 53 milliards de dirhams en 2014. Elle repose sur une progression moyenne proche de 7 % par an.
Attention toutefois au vocabulaire. Il ne s'agit ni d'un chiffre d'affaires déjà réalisé ni d'un marché garanti.
C'est une estimation de potentiel construite à partir des dépenses de consommation des seniors et des projections démographiques. La nuance change tout.
Le vieillissement de la population marocaine ouvre pourtant des besoins très concrets : soins à domicile, logements accessibles, transport adapté, accompagnement numérique, loisirs, assurances ou services financiers. Derrière ces secteurs apparaissent aussi des emplois nouveaux, à condition de former suffisamment de professionnels et de ne pas réduire la vieillesse à un simple débouché commercial.
Le véritable enjeu sera celui de l'accessibilité. Une économie destinée aux seniors les plus aisés peut devenir rentable sans répondre au défi social du vieillissement. Une politique cohérente devrait donc associer entreprises, collectivités, protection sociale et innovation locale.
Les 640 milliards de dirhams racontent une possibilité. Ils ne constituent pas encore une stratégie. Entre le vieillissement subi et la longévité mieux accompagnée, le Maroc doit désormais choisir le modèle qu'il souhaite construire.
La projection, reprise dans la synthèse 2026 du Rapport sur le budget axé sur les résultats tenant compte de l'aspect genre, correspondrait à environ 13 % du PIB, contre une estimation de 53 milliards de dirhams en 2014. Elle repose sur une progression moyenne proche de 7 % par an.
Attention toutefois au vocabulaire. Il ne s'agit ni d'un chiffre d'affaires déjà réalisé ni d'un marché garanti.
C'est une estimation de potentiel construite à partir des dépenses de consommation des seniors et des projections démographiques. La nuance change tout.
Le vieillissement de la population marocaine ouvre pourtant des besoins très concrets : soins à domicile, logements accessibles, transport adapté, accompagnement numérique, loisirs, assurances ou services financiers. Derrière ces secteurs apparaissent aussi des emplois nouveaux, à condition de former suffisamment de professionnels et de ne pas réduire la vieillesse à un simple débouché commercial.
Le véritable enjeu sera celui de l'accessibilité. Une économie destinée aux seniors les plus aisés peut devenir rentable sans répondre au défi social du vieillissement. Une politique cohérente devrait donc associer entreprises, collectivités, protection sociale et innovation locale.
Les 640 milliards de dirhams racontent une possibilité. Ils ne constituent pas encore une stratégie. Entre le vieillissement subi et la longévité mieux accompagnée, le Maroc doit désormais choisir le modèle qu'il souhaite construire.