Cette époque est-elle réellement derrière nous ? Sur le papier, oui.
En application de la loi 55.19 relative à la simplification des procédures administratives, le gouvernement vient de franchir une étape importante en supprimant officiellement **22 certificats administratifs**, désormais remplacés, selon les cas, par une simple déclaration sur l'honneur ou par les informations déjà disponibles au sein des administrations.
Une réforme attendue depuis longtemps, souvent annoncée, rarement appliquée avec autant de clarté.
Une petite révolution silencieuse
La liste des documents supprimés est loin d'être symbolique.
Elle concerne des certificats parmi les plus fréquemment demandés : certificat de célibat, de mariage, de non-divorce, de vie, de veuvage, de prise en charge familiale, de parenté, d'indigence ou encore plusieurs attestations liées à l'état civil.
Autrement dit, des milliers de citoyens devraient désormais éviter des déplacements inutiles entre communes, annexes administratives et différents guichets.
L'objectif affiché est simple : réduire la paperasse, accélérer le traitement des dossiers et instaurer enfin une relation fondée sur la confiance entre l'administration et le citoyen.
Sur le principe, difficile de ne pas applaudir.
La vraie réforme commence aujourd'hui
Mais comme souvent au Maroc, la publication d'une décision ne garantit pas immédiatement son application sur le terrain.
La véritable question n'est donc plus juridique. Elle est pratique.
Le fonctionnaire au guichet connaît-il réellement cette réforme ?
Les formulaires ont-ils été mis à jour ?
Les administrations locales ont-elles reçu les nouvelles instructions ?
Les logiciels utilisés dans les différents services ont-ils été adaptés ?
Autant de questions qui détermineront le succès ou l'échec de cette simplification.
Car les citoyens marocains connaissent bien une scène devenue presque classique.
« Le document n'est plus obligatoire. »
« Oui… mais apportez-le quand même. »
Cette phrase résume à elle seule plusieurs décennies de lourdeurs administratives.
Tester la réforme, dossier après dossier
Cette fois, le gouvernement a pris ses responsabilités.
Il a supprimé ces certificats.
À présent, c'est au tour des administrations de respecter la règle.
Et c'est également aux citoyens d'en vérifier l'application.
Chaque dossier déposé devient une forme de test grandeur nature.
Si un guichet continue d'exiger un certificat supprimé, il ne s'agit plus d'une simple habitude administrative : c'est un dysfonctionnement qu'il faut signaler.
Une réforme ne produit des effets que lorsqu'elle est réellement appliquée.
Un changement de culture
Au-delà des documents supprimés, cette décision traduit un changement plus profond.
L'administration marocaine passe progressivement d'une logique de suspicion permanente à une logique de confiance.
La déclaration sur l'honneur devient un instrument central.
Elle responsabilise le citoyen tout en rappelant que toute fausse déclaration reste passible de sanctions.
L'administration, de son côté, est invitée à vérifier les informations lorsqu'elle en a besoin plutôt qu'à demander systématiquement au citoyen de prouver ce que d'autres administrations savent déjà.
Cette évolution correspond aux standards internationaux de gouvernance numérique.
La prochaine étape : le "zéro papier"
Cette réforme ouvre également une autre perspective.
Pourquoi continuer à demander des photocopies de la carte nationale lorsque l'identité peut être vérifiée électroniquement ?
Pourquoi réclamer un extrait d'état civil si les administrations sont connectées entre elles ?
Pourquoi demander plusieurs fois les mêmes informations à un citoyen déjà enregistré dans les bases de données publiques ?
La simplification administrative ne s'arrête pas à la suppression de 22 certificats.
Elle doit conduire progressivement vers une administration où les données circulent entre services publics, sans que le citoyen ne devienne lui-même le transporteur de ses propres documents.
Oui, le gouvernement l'a fait… maintenant à nous de le vérifier
Il faut reconnaître les avancées lorsqu'elles existent. Le gouvernement vient de poser un acte concret qui répond à une attente ancienne des Marocains. Ce n'est ni une promesse ni une annonce : c'est une réforme officiellement engagée.
Mais une réforme n'a de valeur que lorsqu'elle change réellement le quotidien. Le véritable juge sera donc le citoyen, devant le guichet.
Le jour où aucun agent n'exigera plus un certificat désormais supprimé, nous pourrons dire que la simplification administrative est devenue une réalité.
En attendant, la meilleure façon d'accompagner cette réforme est simple : la connaître, l'utiliser… et ne pas hésiter à rappeler les nouvelles règles lorsqu'elles ne sont pas respectées. C'est ainsi que les bonnes lois cessent d'être de simples textes pour devenir des droits effectivement exercés.
Une réforme attendue depuis longtemps, souvent annoncée, rarement appliquée avec autant de clarté.
Une petite révolution silencieuse
La liste des documents supprimés est loin d'être symbolique.
Elle concerne des certificats parmi les plus fréquemment demandés : certificat de célibat, de mariage, de non-divorce, de vie, de veuvage, de prise en charge familiale, de parenté, d'indigence ou encore plusieurs attestations liées à l'état civil.
Autrement dit, des milliers de citoyens devraient désormais éviter des déplacements inutiles entre communes, annexes administratives et différents guichets.
L'objectif affiché est simple : réduire la paperasse, accélérer le traitement des dossiers et instaurer enfin une relation fondée sur la confiance entre l'administration et le citoyen.
Sur le principe, difficile de ne pas applaudir.
La vraie réforme commence aujourd'hui
Mais comme souvent au Maroc, la publication d'une décision ne garantit pas immédiatement son application sur le terrain.
La véritable question n'est donc plus juridique. Elle est pratique.
Le fonctionnaire au guichet connaît-il réellement cette réforme ?
Les formulaires ont-ils été mis à jour ?
Les administrations locales ont-elles reçu les nouvelles instructions ?
Les logiciels utilisés dans les différents services ont-ils été adaptés ?
Autant de questions qui détermineront le succès ou l'échec de cette simplification.
Car les citoyens marocains connaissent bien une scène devenue presque classique.
« Le document n'est plus obligatoire. »
« Oui… mais apportez-le quand même. »
Cette phrase résume à elle seule plusieurs décennies de lourdeurs administratives.
Tester la réforme, dossier après dossier
Cette fois, le gouvernement a pris ses responsabilités.
Il a supprimé ces certificats.
À présent, c'est au tour des administrations de respecter la règle.
Et c'est également aux citoyens d'en vérifier l'application.
Chaque dossier déposé devient une forme de test grandeur nature.
Si un guichet continue d'exiger un certificat supprimé, il ne s'agit plus d'une simple habitude administrative : c'est un dysfonctionnement qu'il faut signaler.
Une réforme ne produit des effets que lorsqu'elle est réellement appliquée.
Un changement de culture
Au-delà des documents supprimés, cette décision traduit un changement plus profond.
L'administration marocaine passe progressivement d'une logique de suspicion permanente à une logique de confiance.
La déclaration sur l'honneur devient un instrument central.
Elle responsabilise le citoyen tout en rappelant que toute fausse déclaration reste passible de sanctions.
L'administration, de son côté, est invitée à vérifier les informations lorsqu'elle en a besoin plutôt qu'à demander systématiquement au citoyen de prouver ce que d'autres administrations savent déjà.
Cette évolution correspond aux standards internationaux de gouvernance numérique.
La prochaine étape : le "zéro papier"
Cette réforme ouvre également une autre perspective.
Pourquoi continuer à demander des photocopies de la carte nationale lorsque l'identité peut être vérifiée électroniquement ?
Pourquoi réclamer un extrait d'état civil si les administrations sont connectées entre elles ?
Pourquoi demander plusieurs fois les mêmes informations à un citoyen déjà enregistré dans les bases de données publiques ?
La simplification administrative ne s'arrête pas à la suppression de 22 certificats.
Elle doit conduire progressivement vers une administration où les données circulent entre services publics, sans que le citoyen ne devienne lui-même le transporteur de ses propres documents.
Oui, le gouvernement l'a fait… maintenant à nous de le vérifier
Il faut reconnaître les avancées lorsqu'elles existent. Le gouvernement vient de poser un acte concret qui répond à une attente ancienne des Marocains. Ce n'est ni une promesse ni une annonce : c'est une réforme officiellement engagée.
Mais une réforme n'a de valeur que lorsqu'elle change réellement le quotidien. Le véritable juge sera donc le citoyen, devant le guichet.
Le jour où aucun agent n'exigera plus un certificat désormais supprimé, nous pourrons dire que la simplification administrative est devenue une réalité.
En attendant, la meilleure façon d'accompagner cette réforme est simple : la connaître, l'utiliser… et ne pas hésiter à rappeler les nouvelles règles lorsqu'elles ne sont pas respectées. C'est ainsi que les bonnes lois cessent d'être de simples textes pour devenir des droits effectivement exercés.
Les 22 certificats administratifs supprimés
1. Certificat de célibat
2. Certificat de mariage
3. Certificat de vie individuelle
4. Certificat de vie collective (familiale)
5. Certificat de prise en charge familiale
6. Certificat de confirmation du mariage
7. Certificat de lien de parenté familiale
8. Certificat de mariage unique (monogamie)
9. Certificat de pluralité d'épouses
10. Certificat de concordance d'identité
11. Certificat de non-divorce
12. Certificat de continuité de la vie conjugale
13. Certificat de veuvage
14. Certificat de coutume (usage ou tradition)
15. Certificat de choix du nom de famille
16. Certificat de choix du prénom des enfants abandonnés ou de père inconnu
17. Certificat de choix du prénom d'un enfant de père inconnu
18. Certificat d'attestation d'erreur matérielle ou substantielle
19. Certificat d'indigence
20. Certificat d'épouse unique
21. Certificat de concordance d'identité du défunt
22. Certificat complémentaire relatif à la preuve de certaines situations d'état civil, selon les procédures concernées.
2. Certificat de mariage
3. Certificat de vie individuelle
4. Certificat de vie collective (familiale)
5. Certificat de prise en charge familiale
6. Certificat de confirmation du mariage
7. Certificat de lien de parenté familiale
8. Certificat de mariage unique (monogamie)
9. Certificat de pluralité d'épouses
10. Certificat de concordance d'identité
11. Certificat de non-divorce
12. Certificat de continuité de la vie conjugale
13. Certificat de veuvage
14. Certificat de coutume (usage ou tradition)
15. Certificat de choix du nom de famille
16. Certificat de choix du prénom des enfants abandonnés ou de père inconnu
17. Certificat de choix du prénom d'un enfant de père inconnu
18. Certificat d'attestation d'erreur matérielle ou substantielle
19. Certificat d'indigence
20. Certificat d'épouse unique
21. Certificat de concordance d'identité du défunt
22. Certificat complémentaire relatif à la preuve de certaines situations d'état civil, selon les procédures concernées.