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Sols agricoles : le Maroc face à un déficit d’humidité particulièrement sévère




Un rapport conjoint de l’OCDE, du Global Green Growth Institute et de la Banque mondiale place le Maroc au niveau le plus sévère de l’échantillon étudié pour le déficit d’humidité des sols agricoles. L’analyse compare la période 2020-2024 à la référence 1981-2010 dans vingt-huit pays africains.
  Ce constat coexiste avec un remplissage des barrages annoncé à 67,5 % au 1er septembre, soit le double du niveau de l’année précédente selon l’article. Il ne s’agit pas d’une contradiction : les retenues stockent les écoulements, tandis que l’humidité agricole dépend aussi de la répartition des pluies, de la température et de l’évapotranspiration.
  Pour le Maroc, la distinction est essentielle. Des épisodes pluvieux concentrés peuvent alimenter les barrages sans restaurer durablement la réserve utile des sols, surtout lorsque la chaleur accélère l’évaporation. L’état des retenues ne suffit donc pas, à lui seul, pour évaluer les conditions hydriques auxquelles font face les cultures.
  Le rapport publié le 2 septembre attribue par ailleurs au Royaume un profil plus favorable sur d’autres indicateurs climatiques, notamment face au stress thermique extrême et à la progression projetée des précipitations extrêmes. Le signal sur les sols reste néanmoins directement utile à la planification agricole : il invite à suivre séparément barrages, humidité des terres et calendrier des pluies.

Jeudi 3 Septembre 2026



Rédigé par La Redaction le Jeudi 3 Septembre 2026