Le Maroc a affiché publiquement son soutien à Gianni Infantino dans sa quête d'un nouveau mandat à la présidence de la FIFA. Le geste, formellement protocolaire, s'inscrit dans une stratégie d'influence sportive que le Royaume cultive avec une constance remarquable depuis plusieurs années.
La relation entre Rabat et Infantino a connu une intensification spectaculaire depuis 2018. Visites multiples du président de la FIFA au Maroc, accolades chaleureuses avec Fouzi Lekjaa, soutien explicite à la candidature marocaine — soldée par un échec — pour l'organisation de la Coupe du monde 2026, puis approbation enthousiaste de la candidature conjointe Maroc-Espagne-Portugal pour 2030. Les images, soigneusement diffusées, traduisent une complicité institutionnelle assumée.
Cette proximité ne relève pas du hasard. Le football mondial fonctionne aussi comme un théâtre d'influence où les puissances moyennes peuvent peser, à condition de jouer leurs cartes avec finesse. Le Maroc l'a compris avant beaucoup d'autres. La désignation du Royaume pour accueillir le Congrès de la FIFA en 2027, la confiance accordée pour la CAN 2025, le rôle pivot dans le Mondial 2030 — autant de gains diplomatiques qui découlent en partie de cette relation soignée avec la gouvernance footballistique mondiale.
Les critiques ne manquent pas, ici comme ailleurs. La FIFA reste une institution régulièrement éclaboussée par des affaires de corruption, des accusations de manque de transparence, des polémiques sur l'attribution des grandes compétitions. Soutenir publiquement son président expose à des questions légitimes sur les contreparties, sur les processus décisionnels, sur la cohérence avec un discours de bonne gouvernance que le Maroc affiche par ailleurs.
La realpolitik sportive impose ses règles. Aucun pays n'organise de Mondial sans alliances solides au sommet de la FIFA. Le Royaume joue avec lucidité une partition qu'il maîtrise désormais. Reste à utiliser cette influence acquise pour porter aussi des exigences de transparence et de réforme, au-delà des seules questions d'attribution. La crédibilité de long terme du football marocain en dépendra.
La relation entre Rabat et Infantino a connu une intensification spectaculaire depuis 2018. Visites multiples du président de la FIFA au Maroc, accolades chaleureuses avec Fouzi Lekjaa, soutien explicite à la candidature marocaine — soldée par un échec — pour l'organisation de la Coupe du monde 2026, puis approbation enthousiaste de la candidature conjointe Maroc-Espagne-Portugal pour 2030. Les images, soigneusement diffusées, traduisent une complicité institutionnelle assumée.
Cette proximité ne relève pas du hasard. Le football mondial fonctionne aussi comme un théâtre d'influence où les puissances moyennes peuvent peser, à condition de jouer leurs cartes avec finesse. Le Maroc l'a compris avant beaucoup d'autres. La désignation du Royaume pour accueillir le Congrès de la FIFA en 2027, la confiance accordée pour la CAN 2025, le rôle pivot dans le Mondial 2030 — autant de gains diplomatiques qui découlent en partie de cette relation soignée avec la gouvernance footballistique mondiale.
Les critiques ne manquent pas, ici comme ailleurs. La FIFA reste une institution régulièrement éclaboussée par des affaires de corruption, des accusations de manque de transparence, des polémiques sur l'attribution des grandes compétitions. Soutenir publiquement son président expose à des questions légitimes sur les contreparties, sur les processus décisionnels, sur la cohérence avec un discours de bonne gouvernance que le Maroc affiche par ailleurs.
La realpolitik sportive impose ses règles. Aucun pays n'organise de Mondial sans alliances solides au sommet de la FIFA. Le Royaume joue avec lucidité une partition qu'il maîtrise désormais. Reste à utiliser cette influence acquise pour porter aussi des exigences de transparence et de réforme, au-delà des seules questions d'attribution. La crédibilité de long terme du football marocain en dépendra.