Le programme informatique arrive ensuite.
Il est la traduction technique de cette pensée : un ensemble d’instructions logiques, écrites dans un langage de programmation, permettant à une machine d’exécuter ce raisonnement.
Autrement dit, l’algorithme définit la manière de penser, le programme permet son exécution. Confondre les deux revient à confondre la pensée et son écriture, le raisonnement et sa mécanisation.
Un LLM n’est pas une intelligence autonome. Il ne comprend pas le monde et ne raisonne pas comme un humain. Il applique mécaniquement une manière de penser conçue en amont par ses créateurs, puis traduite en code informatique et entraînée sur des données sélectionnées selon cette logique.
Lorsqu’un pays adopte un LLM conçu ailleurs, il n’adopte pas seulement une technologie performante. Il adopte une manière de poser les problèmes, une hiérarchie implicite des priorités, une vision du monde, une certaine relation à l’économie, au droit, à l’individu et à la société.
Même si le code est open source, même si les serveurs sont installés localement, la manière de penser reste celle d’origine.
Autrement dit, l’algorithme définit la manière de penser, le programme permet son exécution. Confondre les deux revient à confondre la pensée et son écriture, le raisonnement et sa mécanisation.
Un LLM n’est pas une intelligence autonome. Il ne comprend pas le monde et ne raisonne pas comme un humain. Il applique mécaniquement une manière de penser conçue en amont par ses créateurs, puis traduite en code informatique et entraînée sur des données sélectionnées selon cette logique.
Lorsqu’un pays adopte un LLM conçu ailleurs, il n’adopte pas seulement une technologie performante. Il adopte une manière de poser les problèmes, une hiérarchie implicite des priorités, une vision du monde, une certaine relation à l’économie, au droit, à l’individu et à la société.
Même si le code est open source, même si les serveurs sont installés localement, la manière de penser reste celle d’origine.
Le cas du Maroc, comme celui de nombreux pays d’Afrique, illustre clairement cet enjeu.
Les réalités locales exigent d’autres manières de penser les problèmes. Un LLM conçu dans d’autres contextes peut être utile, mais il pense le monde à partir d’autres cadres, d’autres priorités et d’autres logiques.
La souveraineté IA commence donc bien avant le code. Elle commence dans la capacité d’un pays à formuler ses propres manières de penser, à construire ses propres algorithmes, puis seulement à les traduire en programmes et à les intégrer dans des systèmes au service de sa société.
Un algorithme est une manière de penser. Un programme est la traduction codée de cette pensée. Un LLM traduit en code une pensée conçue ailleurs.
C’est pourquoi, en matière d’intelligence artificielle, la souveraineté appartient à celui qui pense, pas à celui qui exécute.
Par Dr Az-Eddine Bennani
La souveraineté IA commence donc bien avant le code. Elle commence dans la capacité d’un pays à formuler ses propres manières de penser, à construire ses propres algorithmes, puis seulement à les traduire en programmes et à les intégrer dans des systèmes au service de sa société.
Un algorithme est une manière de penser. Un programme est la traduction codée de cette pensée. Un LLM traduit en code une pensée conçue ailleurs.
C’est pourquoi, en matière d’intelligence artificielle, la souveraineté appartient à celui qui pense, pas à celui qui exécute.
Par Dr Az-Eddine Bennani