Un enjeu industriel au-delà du service à bord
Une connexion en vol plus performante et davantage de fournisseurs marocains : les deux orientations attribuées à Royal Air Maroc associent expérience passager et développement industriel. La compagnie prévoit d’équiper progressivement 41 avions du service satellitaire Starlink à partir de début 2027. La connexion serait gratuite pour les membres de son programme de fidélité Safar Flyer.
Le projet viserait à permettre le streaming, le travail et les communications pendant le trajet. Il faut distinguer ces usages annoncés de performances garanties. La qualité réelle dépend notamment de l’équipement installé, de la couverture disponible et du nombre d’utilisateurs connectés. Le calendrier détaillé, les appareils concernés et les conditions d’accès restent également à confirmer.
Pour les voyageurs marocains, notamment les étudiants, les entrepreneurs et les membres de la diaspora, une connexion fiable pourrait rendre certains trajets plus utiles. Elle ne doit cependant pas masquer les autres critères décisifs d’un voyage : prix, ponctualité, desserte et traitement des perturbations. Le Wi-Fi améliore un service ; il ne remplace pas la qualité de l’ensemble du parcours.
Le second volet concerne les achats de la compagnie. L’information fournie évoque le remplacement de 60 % de ses importations par du sourcing local, autrement dit des approvisionnements auprès de fournisseurs établis au Maroc. Cette formulation nécessite une clarification majeure : s’agit-il d’une proportion calculée en valeur, en volume, ou sur certaines catégories d’achats seulement ?
Remplacer une part des importations ne signifie pas nécessairement atteindre la même proportion d’achats locaux dans les dépenses totales. Il faut aussi distinguer un produit fabriqué au Maroc d’un produit importé puis revendu par un intermédiaire marocain. Sans définition du périmètre et de la valeur ajoutée nationale, le chiffre de 60 % reste difficile à interpréter.
Si cette orientation est confirmée, son intérêt industriel dépendra de contrats effectifs, des exigences de qualité et de la capacité des fournisseurs à répondre durablement aux besoins de la compagnie.
Pour le Maroc, le véritable indicateur ne sera donc pas seulement le nombre d’avions connectés. Ce sera aussi la part de compétences, de production et de valeur que la croissance de Royal Air Maroc permettra de construire dans le pays.
Le projet viserait à permettre le streaming, le travail et les communications pendant le trajet. Il faut distinguer ces usages annoncés de performances garanties. La qualité réelle dépend notamment de l’équipement installé, de la couverture disponible et du nombre d’utilisateurs connectés. Le calendrier détaillé, les appareils concernés et les conditions d’accès restent également à confirmer.
Pour les voyageurs marocains, notamment les étudiants, les entrepreneurs et les membres de la diaspora, une connexion fiable pourrait rendre certains trajets plus utiles. Elle ne doit cependant pas masquer les autres critères décisifs d’un voyage : prix, ponctualité, desserte et traitement des perturbations. Le Wi-Fi améliore un service ; il ne remplace pas la qualité de l’ensemble du parcours.
Le second volet concerne les achats de la compagnie. L’information fournie évoque le remplacement de 60 % de ses importations par du sourcing local, autrement dit des approvisionnements auprès de fournisseurs établis au Maroc. Cette formulation nécessite une clarification majeure : s’agit-il d’une proportion calculée en valeur, en volume, ou sur certaines catégories d’achats seulement ?
Remplacer une part des importations ne signifie pas nécessairement atteindre la même proportion d’achats locaux dans les dépenses totales. Il faut aussi distinguer un produit fabriqué au Maroc d’un produit importé puis revendu par un intermédiaire marocain. Sans définition du périmètre et de la valeur ajoutée nationale, le chiffre de 60 % reste difficile à interpréter.
Si cette orientation est confirmée, son intérêt industriel dépendra de contrats effectifs, des exigences de qualité et de la capacité des fournisseurs à répondre durablement aux besoins de la compagnie.
Pour le Maroc, le véritable indicateur ne sera donc pas seulement le nombre d’avions connectés. Ce sera aussi la part de compétences, de production et de valeur que la croissance de Royal Air Maroc permettra de construire dans le pays.



