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TAILG envisage de produire des motos électriques au Maroc en utilisant des pièces fabriquées localement.


Rédigé par La Rédaction le Jeudi 29 Octobre 2026

Le « Made in Morocco » prend tout son sens quand il va au-delà du simple assemblage de pièces importées pour faire appel à des fournisseurs, des savoir-faire et des services locaux. C'est justement ce modèle de collaboration industrielle que le fabricant chinois TAILG entend mettre en œuvre dans le secteur des deux-roues électriques. Lors de l'ouverture du salon EVS Morocco 2026 à Casablanca, son président Michael Yao a dévoilé quatre axes de partenariat ciblant le Maroc et l'Afrique du Nord.



TAILG envisage de produire des motos électriques au Maroc en utilisant des pièces fabriquées localement.
Le premier axe prévoit le développement conjoint de motos et de tricycles électriques conçus pour les routes et les usages de la région, notamment le transport de personnes et la livraison. TAILG envisage de s'appuyer sur le tissu industriel automobile marocain pour assembler ses véhicules au Royaume et s'approvisionner auprès de fournisseurs locaux. La production serait destinée au marché marocain, mais aussi aux pays voisins d'Afrique du Nord. Le constructeur est à la recherche de partenaires au sein des institutions publiques, du secteur industriel, des universités et des start-ups. Il s'appuie sur sept centres de recherche et de production répartis dans le monde.

Le deuxième axe concerne des stations d'échange de batteries fonctionnant à l'énergie solaire et dotées de capacités de stockage. Le conducteur pourrait ainsi remplacer sa batterie déchargée par une batterie pleine en quelques instants, sans subir de longues heures de recharge. TAILG souhaite impliquer des partenaires marocains dans l'élaboration des normes techniques correspondantes, et propose également des formations, des services de maintenance ainsi qu'une filière de recyclage des batteries.

Le constructeur a lancé l'assemblage de ses premières motos électriques au Kenya en 2021. Au Ghana, il a collaboré avec Kofa pour développer la moto Jidi à batterie échangeable, dont les premiers exemplaires ont été assemblés localement en 2024. Le modèle professionnel TK90 est équipé d'un moteur de 3 500 watts, atteint une vitesse de 85 km/h et offre une autonomie annoncée de 100 kilomètres. D'après les tests du fabricant, le système d'échange de batteries permettrait de réduire les coûts d'exploitation de 20 à 30 %.




Jeudi 29 Octobre 2026