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Tanger : après la rixe filmée, la police veut couper court à l’effet réseaux sociaux


Rédigé par le Lundi 29 Juin 2026



Tanger : après la rixe filmée, la police veut couper court à l’effet réseaux sociaux
Douze jeunes, âgés de 18 à 27 ans, ont été interpellés à Tanger après une rixe sur la voie publique, filmée puis largement diffusée sur les réseaux sociaux. Selon les éléments communiqués dans le cadre de l’enquête, les suspects sont soupçonnés d’être impliqués dans des violences, des dégradations, des menaces à l’arme blanche et des infractions liées aux stupéfiants. L’enquête se poursuit sous la supervision du parquet compétent.

L’affaire dépasse le seul fait divers. À Tanger comme dans d’autres grandes villes, les scènes de violence filmées produisent un effet de loupe. Elles donnent parfois l’impression d’une insécurité hors de contrôle, alors qu’elles ne résument pas à elles seules la réalité quotidienne. Mais les minimiser serait une autre erreur. Une rixe de rue, surtout lorsqu’elle implique des jets de pierres, des armes blanches ou des produits stupéfiants, laisse des traces bien réelles dans un quartier : peur des riverains, inquiétude des familles, sentiment de banalisation chez les plus jeunes.

La circulation des vidéos ajoute une couche particulière. Elle peut aider les enquêteurs à identifier des protagonistes. Elle peut aussi transformer une violence ponctuelle en spectacle, avec ses commentaires, ses provocations et sa course aux images les plus brutales. C’est là que la réponse publique doit rester ferme, mais aussi intelligible : sanctionner les auteurs présumés, protéger les victimes, et ne pas laisser les réseaux imposer leur propre récit.

La sécurité urbaine se joue autant dans l’intervention policière que dans la prévention, l’école, le sport et la présence d’adultes dans les espaces où les jeunes se retrouvent. Une arrestation clôt une séquence judiciaire. Elle ne règle pas, à elle seule, ce qui a rendu cette violence possible.




Lundi 29 Juin 2026