Casablanca a enregistré près de 2,8 millions de nuitées d’affaires en 2025, soit une hausse de 15 % sur un an, selon l’économiste et opérateur touristique Saïd Tahiri, cité par Finances News Hebdo. La métropole bénéficie de sa connectivité africaine, de son tissu d’entreprises et de ses infrastructures bancaires, mais son offre de congrès et de réunions reste moins structurée que celle de grands pôles concurrents.
L’expert estime que le tourisme d’affaires représente environ 10 % des recettes touristiques du Maroc. Il identifie notamment un manque de coordination hôtelière pour répondre rapidement et complètement aux appels d’offres internationaux portant sur de grands volumes de nuitées. La compétitivité dépend donc autant des équipements que de la réactivité des hôtels, des agences et des prestataires événementiels.
Le Grand Stade et le futur centre de conventions sont présentés comme des leviers possibles, à condition de proposer des salles modulables, une connectivité numérique et des services intégrés. L’offre peut aussi associer réunions, culture, gastronomie et bien-être, plutôt que de limiter le séjour au programme professionnel. Pour l’économie marocaine, la priorité est de transformer l’accessibilité panafricaine de Casablanca en chaîne de services cohérente. Les projets liés à 2030 peuvent accélérer cette organisation, sans remplacer la qualité opérationnelle nécessaire pour fidéliser les congrès au-delà d’un grand événement.