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Trafic d'organes : La DGSN dément catégoriquement les rumeurs d'enlèvements d'enfants


Rédigé par le Mardi 10 Mars 2026



Face à une vague de panique alimentée par les réseaux sociaux, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a publié un communiqué ce mardi à Rabat pour démentir formellement l'existence de réseaux d'enlèvements d'enfants liés au trafic d'organes au Maroc.

Les autorités appellent au discernement

Trafic d'organes : La DGSN dément catégoriquement les rumeurs d'enlèvements d'enfants
Depuis plusieurs jours, des messages alarmistes, des notes vocales anxiogènes et des vidéos sorties de leur contexte inondent les plateformes de messagerie instantanée et les réseaux sociaux au Maroc. Ces publications affirment, à tort, que des bandes organisées sillonneraient les villes du Royaume pour kidnapper des enfants à des fins de trafic d'organes. Face à l'ampleur de cette psychose collective qui a poussé certains parents à retenir leurs enfants à la maison, la Direction générale de la sûreté nationale a dû intervenir de manière ferme et catégorique. Les enquêtes approfondies menées par les services de police judiciaire ont démontré qu'aucun cas de ce type n'a été enregistré sur l'ensemble du territoire national.

La DGSN a précisé que la majorité des images et des récits partagés relèvent soit de faits divers anciens survenus dans d'autres pays, soit de disparitions fugaces d'adolescents ayant fugué et qui ont été rapidement retrouvés. Les autorités sécuritaires soulignent le danger de ces campagnes de désinformation qui perturbent l'ordre public et mobilisent inutilement les ressources policières. Le communiqué appelle les citoyens à faire preuve de vigilance numérique, à vérifier les sources de leurs informations et à ne pas relayer de contenus non authentifiés par les canaux officiels.

Pour endiguer ce phénomène, la police a également annoncé l'ouverture d'enquêtes judiciaires visant à identifier et à poursuivre les individus à l'origine de la création et de la diffusion de ces fausses nouvelles. La loi marocaine réprime sévèrement la propagation de rumeurs susceptibles de troubler la sécurité publique. Cet épisode rappelle l'urgence d'une éducation aux médias et à l'information, indispensable pour immuniser la société contre les dérives des réseaux sociaux et la manipulation des émotions populaires.




Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Mardi 10 Mars 2026