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Transferts : l’année 2025 pulvérise tous les records économiques du football mondial


Rédigé par le Jeudi 29 Janvier 2026

L’année 2025 restera comme un tournant majeur dans l’histoire économique du football mondial. D’après le dernier rapport annuel publié par la FIFA, les dépenses liées aux transferts ont atteint un niveau jamais observé auparavant, culminant à 13,11 milliards de dollars (près de 11 milliards d’euros), établissant un record absolu.



Transferts : l’année 2025 pulvérise tous les records économiques du football mondial
Pour la première fois, les clubs ont franchi la barre symbolique des 10 milliards de dollars en indemnités de transfert. La progression est spectaculaire : une hausse de 50 % par rapport à 2024, et plus de 35 % au-dessus du précédent record enregistré en 2023. Après un léger ralentissement l’an dernier, le marché des transferts a ainsi retrouvé une dynamique particulièrement soutenue.
 
Cette inflation se traduit également par une activité globale sans précédent. En 2025, pas moins de 86 158 transferts internationaux impliquant des joueurs et joueuses, professionnels comme amateurs, ont été enregistrés, constituant là encore un nouveau record historique.
 

Les Français en tête, la Premier League en domination totale

Sur le plan des nationalités, les joueurs français dominent le marché mondial, avec 1,67 milliard de dollars investis par les clubs pour leur recrutement. Ils devancent les Brésiliens, dont les transferts ont représenté 1,21 milliard de dollars sur l’année.
 
Du côté des clubs, la suprématie anglaise demeure écrasante. Manchester City, Liverpool et Chelsea occupent les trois premières places des clubs les plus dépensiers en 2025. La Premier League place ainsi onze clubs parmi les vingt plus gros investisseurs européens, confirmant son statut de locomotive économique du football mondial.
 
À l’inverse, le Paris Saint-Germain, pourtant champion d’Europe, est absent du Top 20 des clubs les plus dépensiers cette année.
 

La Ligue 1 présente, le football féminin en progression

La Ligue 1 conserve néanmoins une visibilité notable avec deux clubs figurant dans ce classement : Strasbourg, dont les dépenses ont dépassé 125 millions d’euros, et l’Olympique de Marseille, qui ferme le Top 20.
 
Parallèlement, le football féminin poursuit sa montée en puissance, même si les montants restent très éloignés de ceux du football masculin. En 2025, les indemnités de transfert des joueuses ont atteint 28,6 millions de dollars, soit une augmentation de 80 % en un an. Le nombre de transferts internationaux de joueuses professionnelles a également progressé, avec 2 440 mouvements recensés, en hausse de 6,3 % par rapport à 2024.
 

Un marché devenu pilier économique

Ces chiffres confirment une tendance de fond : le marché des transferts, toutes catégories confondues, s’impose désormais comme un moteur économique central du football mondial, illustrant la financiarisation croissante du sport et l’intensification de la concurrence entre clubs à l’échelle internationale.
 




Salma Labtar
Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec... En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 29 Janvier 2026