Par Mohammed Yassir Mouline
Le bitume, décidément, est devenu une arme diplomatique de destruction massive... pour les certitudes du régime… Il faut les comprendre… Pendant des décennies, certains ont raconté que le Sahara marocain n'était qu'une parenthèse de l'Histoire… Or voilà que cette « parenthèse » accueille des ports géants, des investissements internationaux, des consulats, des zones industrielles... et maintenant une autoroute dont le nom pourrait rappeler au monde le président américain qui a reconnu la souveraineté du Maroc sur son Sahara…
Difficile d'avaler un panneau de signalisation… Encore plus difficile lorsqu'il indique la direction... de la réalité… À Alger, on croyait sans doute qu'une route n'était qu'un ruban de goudron… Erreur de GPS… Une route, c'est un axe économique… Une route, c'est une vision… Une route, c'est une souveraineté qui circule à quatre voies… Et voilà précisément ce qui dérange les fabricants de cartes imaginaires…
Le plus amusant est ailleurs… Le régime militaire et ses relais médiatiques dénoncent une prétendue « provocation »... Pourtant, personne n'a vu un char rouler sur cette autoroute… Seulement des camions… Des investisseurs… Des touristes… Des entrepreneurs… Autrement dit, tout ce qui circule rarement sur les autoroutes de la propagande… Quant au Polisario, il continue de publier des communiqués comme on installe des panneaux « Route barrée »... au milieu d'un désert que le trafic international contourne désormais sans même ralentir… Le convoi de l'Histoire est déjà passé… Eux sont restés au péage…
Passant du document diplomatique à la géographie… C'est ici que la satire cède momentanément la place à une réalité beaucoup plus embarrassante pour les fabricants de fiction politique… Une décision politique peut être contestée… Un gouvernement peut changer… Un communiqué peut être oublié… Mais la géographie, elle, possède un défaut insupportable pour les idéologues… elle dure… L'autoroute Tiznit-Dakhla n'est pas un simple ruban de bitume… Elle constitue l'épine dorsale d'une vision stratégique destinée à relier durablement les provinces du Sud à la façade atlantique, à accompagner le développement du port Atlantique de Dakhla et à attirer les grands investissements internationaux…
Si cette infrastructure porte le nom du président américain qui a reconnu, en 2020, la souveraineté du Maroc sur son Sahara, le symbole change de nature… La reconnaissance américaine quitte le registre des communiqués diplomatiques pour entrer dans celui de la géographie… Elle ne figure plus seulement dans une proclamation officielle… Elle s'inscrit dans le paysage… Et c'est précisément ce qui dérange… Car une carte routière résiste beaucoup mieux au temps qu'une campagne de propagande…
Les spécialistes de la diplomatie savent d'ailleurs qu'on ne s'adresse pas toujours uniquement aux institutions… Avec Donald Trump, la personnalité du dirigeant fait partie intégrante de l'équation politique… Son goût pour la reconnaissance publique, son attachement à son héritage personnel et sa volonté de voir son nom associé à des réalisations historiques sont connus de tous… Les ignorer serait une erreur d'analyse… En politique internationale, les décisions sont prises par des institutions... mais elles sont souvent influencées par des femmes et des hommes avec leur tempérament, leurs convictions et parfois leur ego… Le plus cruel dans cette affaire n'est donc pas le nom de Donald Trump… Le plus cruel, c'est que le développement finit toujours par produire ses propres arguments…
Le béton possède une qualité insupportable pour les idéologues… il résiste mieux que les slogans aux intempéries… Les discours s'effacent… Les communiqués prennent la poussière… Les hashtags disparaissent… Les routes, elles, continuent de conduire des générations entières vers l'avenir... Pendant que certains recyclent les résolutions d'hier, le Maroc inaugure les infrastructures de demain… Pendant que d'autres comptent les communiqués, Rabat compte les kilomètres… Pendant que certains rêvent encore de barrages diplomatiques, les échangeurs se multiplient…
La véritable inquiétude n'est donc pas qu'une autoroute puisse porter le nom de Donald Trump… La véritable inquiétude est ailleurs… Elle apparaît lorsque le développement devient irréversible… Lorsqu'un port succède à un port… Lorsqu'une voie rapide succède à une autre… Lorsqu'un investissement attire un nouvel investissement… À cet instant, la propagande découvre une vérité particulièrement inconfortable… aucun communiqué n'a jamais arrêté un bulldozer… Aucun éditorial officiel n'a jamais fait reculer une autoroute…
Le régime militaire peut toujours réunir un sommet extraordinaire contre les panneaux de signalisation, créer une commission d'enquête sur les échangeurs autoroutiers ou convoquer les experts de la géographie imaginaire… Le bitume, lui, continuera d'avancer dans un calme souverain... Mètre après mètre… Kilomètre après kilomètre… Sans répondre aux cris… Sans commenter les polémiques… Car les routes possèdent un privilège que la propagande n'aura jamais… Elles relient les territoires… Les slogans, eux, ne relient que les illusions…
Et lorsqu'une nation inscrit sa stratégie dans le béton plutôt que dans les incantations, elle ne construit pas seulement une autoroute… Elle trace le chemin de son avenir... pendant que d'autres continuent de tourner, inlassablement, en rond… Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.
Difficile d'avaler un panneau de signalisation… Encore plus difficile lorsqu'il indique la direction... de la réalité… À Alger, on croyait sans doute qu'une route n'était qu'un ruban de goudron… Erreur de GPS… Une route, c'est un axe économique… Une route, c'est une vision… Une route, c'est une souveraineté qui circule à quatre voies… Et voilà précisément ce qui dérange les fabricants de cartes imaginaires…
Le plus amusant est ailleurs… Le régime militaire et ses relais médiatiques dénoncent une prétendue « provocation »... Pourtant, personne n'a vu un char rouler sur cette autoroute… Seulement des camions… Des investisseurs… Des touristes… Des entrepreneurs… Autrement dit, tout ce qui circule rarement sur les autoroutes de la propagande… Quant au Polisario, il continue de publier des communiqués comme on installe des panneaux « Route barrée »... au milieu d'un désert que le trafic international contourne désormais sans même ralentir… Le convoi de l'Histoire est déjà passé… Eux sont restés au péage…
Passant du document diplomatique à la géographie… C'est ici que la satire cède momentanément la place à une réalité beaucoup plus embarrassante pour les fabricants de fiction politique… Une décision politique peut être contestée… Un gouvernement peut changer… Un communiqué peut être oublié… Mais la géographie, elle, possède un défaut insupportable pour les idéologues… elle dure… L'autoroute Tiznit-Dakhla n'est pas un simple ruban de bitume… Elle constitue l'épine dorsale d'une vision stratégique destinée à relier durablement les provinces du Sud à la façade atlantique, à accompagner le développement du port Atlantique de Dakhla et à attirer les grands investissements internationaux…
Si cette infrastructure porte le nom du président américain qui a reconnu, en 2020, la souveraineté du Maroc sur son Sahara, le symbole change de nature… La reconnaissance américaine quitte le registre des communiqués diplomatiques pour entrer dans celui de la géographie… Elle ne figure plus seulement dans une proclamation officielle… Elle s'inscrit dans le paysage… Et c'est précisément ce qui dérange… Car une carte routière résiste beaucoup mieux au temps qu'une campagne de propagande…
Les spécialistes de la diplomatie savent d'ailleurs qu'on ne s'adresse pas toujours uniquement aux institutions… Avec Donald Trump, la personnalité du dirigeant fait partie intégrante de l'équation politique… Son goût pour la reconnaissance publique, son attachement à son héritage personnel et sa volonté de voir son nom associé à des réalisations historiques sont connus de tous… Les ignorer serait une erreur d'analyse… En politique internationale, les décisions sont prises par des institutions... mais elles sont souvent influencées par des femmes et des hommes avec leur tempérament, leurs convictions et parfois leur ego… Le plus cruel dans cette affaire n'est donc pas le nom de Donald Trump… Le plus cruel, c'est que le développement finit toujours par produire ses propres arguments…
Le béton possède une qualité insupportable pour les idéologues… il résiste mieux que les slogans aux intempéries… Les discours s'effacent… Les communiqués prennent la poussière… Les hashtags disparaissent… Les routes, elles, continuent de conduire des générations entières vers l'avenir... Pendant que certains recyclent les résolutions d'hier, le Maroc inaugure les infrastructures de demain… Pendant que d'autres comptent les communiqués, Rabat compte les kilomètres… Pendant que certains rêvent encore de barrages diplomatiques, les échangeurs se multiplient…
La véritable inquiétude n'est donc pas qu'une autoroute puisse porter le nom de Donald Trump… La véritable inquiétude est ailleurs… Elle apparaît lorsque le développement devient irréversible… Lorsqu'un port succède à un port… Lorsqu'une voie rapide succède à une autre… Lorsqu'un investissement attire un nouvel investissement… À cet instant, la propagande découvre une vérité particulièrement inconfortable… aucun communiqué n'a jamais arrêté un bulldozer… Aucun éditorial officiel n'a jamais fait reculer une autoroute…
Le régime militaire peut toujours réunir un sommet extraordinaire contre les panneaux de signalisation, créer une commission d'enquête sur les échangeurs autoroutiers ou convoquer les experts de la géographie imaginaire… Le bitume, lui, continuera d'avancer dans un calme souverain... Mètre après mètre… Kilomètre après kilomètre… Sans répondre aux cris… Sans commenter les polémiques… Car les routes possèdent un privilège que la propagande n'aura jamais… Elles relient les territoires… Les slogans, eux, ne relient que les illusions…
Et lorsqu'une nation inscrit sa stratégie dans le béton plutôt que dans les incantations, elle ne construit pas seulement une autoroute… Elle trace le chemin de son avenir... pendant que d'autres continuent de tourner, inlassablement, en rond… Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.