Depuis le 1er juillet 2026, Uber propose ses services à Tanger et Agadir, tout en renforçant ses activités à Casablanca et Rabat. L’entreprise cible clairement les grandes destinations touristiques et les villes appelées à accueillir davantage de visiteurs à l’approche des événements sportifs internationaux, dont la Coupe du monde 2030.
Sur le terrain, l’offre répond à une attente réelle : réserver depuis un téléphone, connaître le prix à l’avance, suivre le trajet et évaluer le service. Pour les touristes comme pour de nombreux habitants, cette simplicité contraste avec une mobilité urbaine encore fragmentée. Les chauffeurs y voient, de leur côté, une source potentielle de revenus.
Reste le dossier que les communiqués commerciaux contournent volontiers : le cadre légal. Les plateformes de mise en relation ont longtemps évolué dans une zone de tension avec les taxis, les détenteurs d’agréments et les autorités locales. L’expansion d’Uber ne règle ni le statut des conducteurs, ni leur protection sociale, ni la fiscalité applicable, ni les conditions d’autorisation du transport rémunéré de personnes.
La concurrence peut améliorer les services. Elle peut aussi fragiliser des travailleurs lorsque les commissions, les algorithmes et les variations tarifaires restent opaques. Présenter cette implantation comme une « révolution de la mobilité » ferait donc oublier le principal enjeu : établir des règles identiques, compréhensibles et contrôlables pour tous.
Uber parie sur la croissance touristique du Maroc. Le Maroc, lui, doit désormais choisir : continuer à gérer les plateformes au cas par cas ou construire enfin une doctrine nationale de la mobilité numérique.
Sur le terrain, l’offre répond à une attente réelle : réserver depuis un téléphone, connaître le prix à l’avance, suivre le trajet et évaluer le service. Pour les touristes comme pour de nombreux habitants, cette simplicité contraste avec une mobilité urbaine encore fragmentée. Les chauffeurs y voient, de leur côté, une source potentielle de revenus.
Reste le dossier que les communiqués commerciaux contournent volontiers : le cadre légal. Les plateformes de mise en relation ont longtemps évolué dans une zone de tension avec les taxis, les détenteurs d’agréments et les autorités locales. L’expansion d’Uber ne règle ni le statut des conducteurs, ni leur protection sociale, ni la fiscalité applicable, ni les conditions d’autorisation du transport rémunéré de personnes.
La concurrence peut améliorer les services. Elle peut aussi fragiliser des travailleurs lorsque les commissions, les algorithmes et les variations tarifaires restent opaques. Présenter cette implantation comme une « révolution de la mobilité » ferait donc oublier le principal enjeu : établir des règles identiques, compréhensibles et contrôlables pour tous.
Uber parie sur la croissance touristique du Maroc. Le Maroc, lui, doit désormais choisir : continuer à gérer les plateformes au cas par cas ou construire enfin une doctrine nationale de la mobilité numérique.