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Une start‑up américaine affirme avoir réussi à préserver la structure du cerveau après la mort


Rédigé par le Lundi 22 Juin 2026

La start‑up américaine Nectome annonce avoir réussi à conserver la structure d’un cerveau après la mort, une avancée scientifique encore loin de permettre la restauration de la mémoire humaine.



Une start‑up américaine affirme avoir réussi à préserver la structure du cerveau après la mort
La start‑up américaine Nectome affirme avoir franchi une étape importante dans la préservation de la structure cérébrale après la mort. L’entreprise indique être parvenue à conserver l’architecture du cerveau sans dommages significatifs.

L’expérience a été réalisée sur un cerveau de porc, choisi en raison de la similarité de son système nerveux avec celui de l’être humain. Dix minutes après la mort de l’animal, les chercheurs ont procédé au lavage des vaisseaux sanguins avant d’injecter des aldéhydes destinés à stabiliser les protéines.

Les scientifiques ont ensuite remplacé l’eau présente dans les cellules par des substances cryoprotectrices, utilisées pour protéger les tissus lors du processus de congélation. Le cerveau a ensuite été refroidi jusqu’à une température de –32 °C. Selon les chercheurs, un retard de seulement quatre minutes supplémentaires aurait entraîné le début de la dégradation des tissus.

Cette approche repose sur le concept du « connectome », qui désigne la cartographie complète des connexions entre les neurones du cerveau. Certains scientifiques estiment que ces réseaux neuronaux pourraient contenir une partie des informations liées à l’identité et à la personnalité d’un individu.

Dans cette perspective, préserver le connectome pourrait théoriquement permettre de conserver les informations qui composent l’identité humaine. Les chercheurs cherchent donc à enregistrer avec une précision maximale la position des neurones et leurs connexions.

Cependant, les spécialistes soulignent que l’écart scientifique reste considérable entre la préservation de la structure cérébrale et la possibilité de restaurer la personnalité ou la mémoire d’une personne. À titre d’exemple, la cartographie détaillée d’une petite région du cerveau d’une souris a nécessité près de sept années de travail, alors que le cerveau humain est environ mille fois plus volumineux.

À ce jour, aucune technologie ne permet de ramener à la vie un cerveau congelé ni d’en extraire les souvenirs.

Nectome envisage néanmoins de proposer cette procédure à des patients atteints de maladies incurables dans l’État de l’Oregon, où l’assistance médicale à mourir est autorisée. Plusieurs experts restent toutefois sceptiques. Parmi eux, le biologiste João Pedro de Magalhães, de l’Université de Birmingham, estime que cette technique relève davantage d’une méthode de conservation des tissus pour de futures recherches scientifiques que d’une véritable voie vers l’immortalité.




Lundi 22 Juin 2026