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Voitures électrifiées : leur part atteint 17,4 % du marché marocain


Rédigé par La Rédaction le Lundi 7 Septembre 2026

Hybrides, hybrides rechargeables, électriques et modèles à prolongateur d’autonomie gagnent rapidement du terrain au Maroc. Leur volume a progressé de 81 % à fin août.



Plus de 25.000 voitures électrifiées vendues en huit mois

Voitures électrifiées : leur part atteint 17,4 % du marché marocain
La transition énergétique du marché automobile marocain s’accélère. À fin août 2026, les motorisations électrifiées représentent 17,4 % des ventes de voitures particulières, contre 10,9 % un an auparavant. Leur volume atteint 25.755 unités, soit une progression de 81 %. Cette catégorie rassemble plusieurs technologies aux usages différents : hybrides simples, hybrides rechargeables, voitures entièrement électriques et véhicules électriques dotés d’un prolongateur d’autonomie. Les hybrides rechargeables affichent la croissance la plus spectaculaire, avec 8.144 immatriculations et une hausse de 135,1 %. Les modèles 100 % électriques progressent de 84,2 %, à 1.337 unités, auxquels s’ajoutent 1.619 véhicules à prolongateur d’autonomie. Le mouvement traduit l’élargissement de l’offre et la baisse relative de l’écart de prix avec les motorisations classiques. Il répond aussi aux attentes de conducteurs souhaitant réduire leur consommation sans dépendre totalement du réseau public de recharge.

Recharge, batteries et valeur de revente deviennent décisives

La progression commerciale ne règle pas toutes les questions liées à l’électrification. Le choix d’un véhicule doit tenir compte de l’usage quotidien, de la possibilité de recharger à domicile, de la disponibilité des bornes rapides et de la couverture du réseau lors des déplacements interurbains. La transparence sur la batterie est essentielle : capacité réellement utilisable, vitesse de recharge, garantie, vieillissement et coût d’un éventuel remplacement influencent fortement le coût total. Les copropriétés, parkings d’entreprise et stations-service devront accélérer l’installation d’équipements compatibles et correctement maintenus. La formation des techniciens et des équipes de secours doit suivre la même évolution. Le marché de l’occasion constituera le prochain test : les acheteurs voudront un diagnostic fiable de l’état de la batterie et une estimation crédible de la valeur résiduelle. L’électrification ne repose donc pas uniquement sur l’arrivée de nouveaux modèles. Elle exige un écosystème associant énergie, maintenance, assurance, financement et recyclage. Le passage de 10,9 à 17,4 % en un an montre néanmoins que la voiture électrifiée quitte progressivement le statut de niche au Maroc. La question des tarifs électriques devient également stratégique. Une recharge à domicile pendant les heures creuses peut rendre l’usage très économique, alors qu’une dépendance exclusive aux bornes rapides augmente la facture. Les constructeurs devront fournir des consommations réalistes selon la climatisation, la vitesse et la température. Les pouvoirs publics peuvent faciliter le mouvement par des règles communes pour les bornes, la simplification des installations en copropriété et une information lisible sur les aides. Les assureurs devront, eux, adapter l’expertise après accident et le traitement des batteries endommagées. À mesure que les volumes grandissent, le Maroc peut aussi développer une filière de réparation, de seconde vie et de recyclage. Cette chaîne réduirait les coûts, créerait des emplois techniques et limiterait la dépendance à l’importation de composants coûteux.




Lundi 7 Septembre 2026