Face à cette logique, une autre approche existe : une intelligence artificielle des territoires.
Moins visible, moins financée, mais peut-être plus décisive pour de nombreux pays. C’est cette approche que je développe dans mon livre Wald Maâlam – Tome II : L’intelligence artificielle frugale, à paraître prochainement.
Ce livre commence dans un atelier, là où l’intelligence ne se mesure ni en données ni en puissance, mais en responsabilité.
Le Maâlam apprend à faire juste, à corriger, à optimiser sans gaspiller. Son intelligence est située, ancrée dans un territoire et une communauté.
C’est cette intelligence qui permet de penser autrement l’IA. L’IA des géants vise l’universalité : un même système pour tous.
Elle privilégie la performance globale, souvent au prix d’une forte consommation énergétique et d’une standardisation des usages. L’IA des territoires, au contraire, part des besoins locaux. Elle cherche à adapter plutôt qu’à imposer, à optimiser plutôt qu’à maximiser.
Ce livre commence dans un atelier, là où l’intelligence ne se mesure ni en données ni en puissance, mais en responsabilité.
Le Maâlam apprend à faire juste, à corriger, à optimiser sans gaspiller. Son intelligence est située, ancrée dans un territoire et une communauté.
C’est cette intelligence qui permet de penser autrement l’IA. L’IA des géants vise l’universalité : un même système pour tous.
Elle privilégie la performance globale, souvent au prix d’une forte consommation énergétique et d’une standardisation des usages. L’IA des territoires, au contraire, part des besoins locaux. Elle cherche à adapter plutôt qu’à imposer, à optimiser plutôt qu’à maximiser.
Dans cette perspective, la question n’est plus seulement celle de la puissance, mais de l’usage.
Que fait-on de ce qui dépasse ? Que fait-on de l’énergie, des données, des savoirs ? Une autre voie est possible : une IA qui valorise les ressources existantes, qui s’inscrit dans les territoires, qui transforme les contraintes en opportunités. Une IA qui ne remplace pas les savoir-faire, mais les prolonge.
Le véritable enjeu n’est pas de savoir quel acteur dominera le marché, mais qui définira les usages et les finalités de l’intelligence artificielle.
Car une IA importée peut créer dépendance et désalignement. À l’inverse, une IA ancrée dans les territoires peut devenir un levier d’innovation, d’inclusion et de souveraineté. Dans le contexte marocain, cette question est centrale.
Le pays peut choisir une autre trajectoire : une IA distribuée, frugale et connectée aux réalités locales. Entre l’IA des géants et l’inaction, il existe un troisième chemin. Celui d’une intelligence artificielle située et souveraine.
Le véritable enjeu n’est pas de savoir quel acteur dominera le marché, mais qui définira les usages et les finalités de l’intelligence artificielle.
Car une IA importée peut créer dépendance et désalignement. À l’inverse, une IA ancrée dans les territoires peut devenir un levier d’innovation, d’inclusion et de souveraineté. Dans le contexte marocain, cette question est centrale.
Le pays peut choisir une autre trajectoire : une IA distribuée, frugale et connectée aux réalités locales. Entre l’IA des géants et l’inaction, il existe un troisième chemin. Celui d’une intelligence artificielle située et souveraine.
Le Maâlam nous rappelle que l’intelligence ne se mesure pas à la puissance, mais à la capacité de faire sens, de durer et de transmettre.
La question n’est pas de choisir entre les modèles des géants. Elle est de savoir si nous voulons simplement utiliser l’IA… ou apprendre à la construire autrement.
Par Dr Az-Eddine Bennani.
Par Dr Az-Eddine Bennani.
