Abdulrahman Saeed Farea :Diplomate et universitaire yéménite
Nous tenons toutefois à rappeler que, dans le contexte yéménite, la recherche de la paix ne saurait, en aucun cas, servir de prétexte à la légitimation d'une situation dans laquelle les armes échappent à l'autorité de l'État.
Elle ne doit pas davantage conduire à reprendre ou à cautionner le discours des milices tant que celles-ci n'auront pas traduit leurs déclarations en engagements clairs, concrets et vérifiables, visant à mettre fin à toute remise en cause des institutions étatiques.
Nous considérons que tout compromis précipité, conclu sans garanties suffisantes pour l'établissement d'une paix juste et durable, risque de consacrer le fait accompli plutôt que d'y mettre un terme.
Nous réaffirmons que la paix ne peut signifier un partage de la souveraineté de l'État, pas plus qu'elle ne saurait constituer une récompense accordée à ceux qui détiennent les armes.
La véritable paix doit reposer sur le rétablissement de l'autorité de l'État, l'unité de la décision souveraine et le respect de ses institutions légitimes.
Nous demeurons convaincus qu'aucune paix durable ne pourra s'instaurer au Yémen tant que le monopole des armes et l'exercice de la décision souveraine ne relèveront pas exclusivement de l'État et de ses institutions légitimes.
Elle ne doit pas davantage conduire à reprendre ou à cautionner le discours des milices tant que celles-ci n'auront pas traduit leurs déclarations en engagements clairs, concrets et vérifiables, visant à mettre fin à toute remise en cause des institutions étatiques.
Nous considérons que tout compromis précipité, conclu sans garanties suffisantes pour l'établissement d'une paix juste et durable, risque de consacrer le fait accompli plutôt que d'y mettre un terme.
Nous réaffirmons que la paix ne peut signifier un partage de la souveraineté de l'État, pas plus qu'elle ne saurait constituer une récompense accordée à ceux qui détiennent les armes.
La véritable paix doit reposer sur le rétablissement de l'autorité de l'État, l'unité de la décision souveraine et le respect de ses institutions légitimes.
Nous demeurons convaincus qu'aucune paix durable ne pourra s'instaurer au Yémen tant que le monopole des armes et l'exercice de la décision souveraine ne relèveront pas exclusivement de l'État et de ses institutions légitimes.