L'ODJ Média

Younès Belhanda règle ses comptes avec Walid Regragui


Rédigé par le Vendredi 30 Octobre 2026

Younès Belhanda n’a toujours pas digéré sa non-sélection pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. Dans un entretien accordé au Riolo Club, l’international marocain est revenu sur cet épisode douloureux de sa carrière, exprimant sa déception à l’égard de Walid Regragui. Le milieu de terrain a également partagé sa propre interprétation du penalty manqué par Brahim Diaz lors de la finale de la CAN face au Sénégal, une déclaration susceptible de susciter la polémique.



Younès Belhanda règle ses comptes avec Walid Regragui

Quatre ans après son absence du Mondial qatari, Younès Belhanda semble toujours marqué par les circonstances de sa mise à l’écart. Aujourd’hui joueur d’Al-Sailiya, au Qatar, l’ancien milieu de terrain de Montpellier et de l’OGC Nice a évoqué sa relation avec Walid Regragui, qu’il connaissait avant sa nomination à la tête des Lions de l’Atlas.
 

« J’étais très proche de Walid. Je l’ai eu comme adjoint et on se parlait souvent », a-t-il confié, expliquant avoir nourri l’espoir de retrouver la sélection nationale après l’arrivée du technicien marocain.

Mais la publication de la liste pour la Coupe du monde 2022 aurait marqué une rupture dans cette relation. Belhanda affirme avoir tenté de joindre le sélectionneur le jour de l’annonce, sans obtenir de réponse.
 
« Le jour de la liste, je l’appelle et il ne répond pas. Donne juste une explication. T’es un bonhomme, tu me dis : “Younès, je fais des choix.” Je n’ai pas 15 ans. J’avais 32 ans », a-t-il raconté.
Le joueur estime que l’absence d’explications a renforcé sa déception. « Ça a été très douloureux. Ce n’est pas passé », a-t-il reconnu, laissant entendre que cet épisode continue de peser sur son rapport à l’équipe nationale.

Une distance persistante avec les Lions de l’Atlas

La blessure évoquée par Belhanda semble avoir dépassé le cadre de sa seule non-sélection. Alors que le Maroc réalisait un parcours historique au Mondial 2022, devenant la première nation africaine à atteindre les demi-finales, le milieu de terrain affirme avoir pris ses distances avec les performances de ses compatriotes.

Il explique n’avoir retrouvé un intérêt pour la sélection qu’après le départ de Walid Regragui. Même la finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN) face au Sénégal n’aurait pas suscité chez lui le même attachement.
 

« Je l’ai regardée mais pas comme je regarde une équipe du Maroc », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Tu vois jusqu’où la haine est montée. »

Des propos qui illustrent la persistance de son ressentiment, plusieurs années après son absence de la liste pour le Mondial.

Le penalty de Brahim Diaz au cœur d’une théorie personnelle

Au cours du même entretien, Younès Belhanda s’est également exprimé sur l’un des épisodes les plus commentés de la finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal : le penalty manqué par Brahim Diaz.

L’ancien international marocain a avancé une hypothèse concernant les circonstances de cette tentative, estimant que le joueur aurait pu informer le gardien sénégalais de son intention de ne pas marquer.

« Je pense que Brahim Diaz, il a dit à l’autre qu’il n’allait pas marquer », a-t-il affirmé.

Pour étayer son interprétation, Belhanda a notamment évoqué la réaction des joueurs sénégalais au moment de l’exécution du penalty. « Parce que la réaction des Sénégalais sur le penalty, ils ne sont pas surpris. Moi, je pense, c’est mon avis personnel », a-t-il précisé.

Cette déclaration reste toutefois une hypothèse personnelle du joueur. Aucun élément présenté dans son entretien ne permet d'établir que Brahim Diaz aurait effectivement prévenu le gardien adverse.

Entre sa déception persistante concernant le Mondial 2022 et ses propos sur le penalty de la finale de la CAN, Younès Belhanda relance ainsi le débat autour de deux épisodes marquants de l’histoire récente des Lions de l’Atlas.





Salma Labtar
Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 30 Octobre 2026