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Ces désagréments digestifs qui troublent la qualité de votre quotidien

Rédigé le Mercredi 19 Mai 2021 à 09:38 | Lu 7 fois


Par Dr Anwar CHERKAOUI

Les remontées acides, les intoxications alimentaires, le côlon irritable ou la constipation, sont autant de désagréments digestifs qui pourrissent notre qualité de vie. LODJ Médecine et Santé, fais le point avec un spécialiste dans les maladies digestives, Dr MHAMMED NIYA, gastro-entérologue à Rabat


LAHMOUDA ou remontées acides, comment venir à bout ?
 
C’est un phénomène physique, le reflux gastro-œsophagien (RGO) qui est derrière cette désagréable sensation qu’est les remontées acides. C’est la remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Du fait de son acidité, cela peut provoquer douleurs et inconfort, voire une toux chronique et une inflammation locale. Environ 20% des adultes ont de signes occasionnels de RGO et 10% en souffrant quotidiennement, particulièrement les personnes qui abusent des boissons alcoolisées. Certaines personnes sont plus disposées que d’autres. Une anatomie particulière de la jonction entre l’œsophage et l’estomac, certains médicaments comme l’aspirine et certains anti-inflammatoires, la grossesse, le surpoids, le stress, la consommation d’alcool et de tabac et les menus très riches…

Fragmenter les repas, éviter les aliments trop gras et trop épicés, ne pas se coucher dans les trois heures qui suivent un déjeuner ou un dîner, ou alors surélever la tête et réduire les facteurs de risque évoqués, notamment la consommation de Tabac, d’alcool et le surpoids, sont autant de mesures qui peuvent diminuer les troubles engendrés par le reflux gastro-œsophagien. Dans certains cas on peut s’aider, de façon temporaire, de médicaments antiacides. Mais, si les symptômes perdurent au-delà de 2 à 3 jours, il est impératif de consulter un médecin.
 
 Gastro-entérite et intoxication alimentaire, comment faire la différence ?
 
Une inflammation du tube digestif, en général de l’intestin grêle, est désigné sous le terme de gastro-entérite. Les principaux signes sont les diarrhées ou des vomissements, des douleurs abdominales voire une fièvre modérée. Mais, il y a la gastro-entérite virale, qui se transmet par contact avec des objets souillés ou une simple poignée de main. Dans ce cas, les signes se voient dans les 24 à 48 heures après la contamination.

De l’autre côté, l’intoxication alimentaire est due à l’ingestion d’un aliment contaminé le plus souvent par une bactérie. Une principale indication, les premiers signes apparaissent dans les heures qi suivent. D’autres éléments sont évocateurs d’une intoxication alimentaire : la présence de sang dans les selles. Et surtout le fait, qu’une autre personne ayant consommé le même repas présente les mêmes symptômes.

Qu’il s’agisse d’inflammation intestinale ou d’intoxication alimentaire, la conduite à tenir est la suivante : e reposer, boire beaucoup d’eau et manger de petites fractions de féculents et de légumes cuits. Si les signes persistent au-delà de 2 à 3 ou sont accompagnés de signes non digestifs (vertiges, maux de tête…) ou bien une fièvre supérieure à 39°, l’urgence est de consulter un médecin
 
Le côlon irritable, ce trouble fonctionnel qui touche 5% des adultes
 
Cette sensation d’une corde qui se nouent autour des intestins, particulièrement le gros intestin. Parfois cette douleur s’étend sous forme d’un cadre rectangulaire

englobant tout le gros intestin. Cette pathologie est appelée une colopathie fonctionnelle, qui est, comme son nom l’indique, n trouble du fonctionnement de l’intestin sans gravité ni conséquence pathologique particulière. Mais, il altère de façon significative la qualité de vie. Environ 5% de la population adulte serait touchée, avec deux fois plus de femmes que d’hommes. C’est un ensemble de signes associant, douleurs abdominales chroniques et troubles du transit (diarrhée, constipation ou alternance des deux). La fatigue et certains facteurs psychologiques peuvent exacerber les symptômes  

La seule voie pour réduire l’intensité de ses troubles, il est recommandé de limiter le stress, de pratiquer une activité physique régulière, de prendre ses repas à heures fixes, en mangeant lentement et dans le calme. Réduire ou supprimer certains aliments peut améliorer la situation, mais cela doit se faire sous le contrôle d’un médecin ou d’un nutritionniste
 
Moins de 3 selles par semaine, c’est une constipation
 
La fréquence normale des selles peut varier de 3 selles par jour à 3 selles par semaine, d’un individu à un autre. Et cela, est fonction de la composition des repas et de la modification de habitudes de vie (voyage, stress, immobilisation…). La médecine par de constipation en deçà de 3 selles sur une semaine, associées à une difficulté pour les évacuer ou une sensation d’expulsion incomplète. On est devant un tableau de constipation chronique quant les signes perdurent plus de 6 mois. Et dans ce cas extrême, de simples mesures diététiques et d’hygiène de vie peuvent apporter une véritable amélioration. En premier, un apport plus important en fibres (fruits et légumes, céréales compètes), une hydratation suffisante ( 1,5 litre d’eau au moins par jour) et enfin la pratique régulière d’une activité physique

Pour les femmes, il faut savoir qu’une constipation passagère peut survenir lors des règles, d’une grossesse ou de la ménopause ainsi que lors de la prise de certains médicaments (antidouleurs, antidépresseurs ou un traitement contre l’acidité gastrique). Chez les enfants, il y a une particularité. Cette tendance à se retenir notamment à l’école, favorise la constipation. On fait appel dans de rares occasions aux laxatifs (accélérateurs du transit intestinal)
 
Par Dr Anwar CHERKAOUI 
                                  


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