À cinq mois des législatives prévues le 23 septembre 2026, Abdelilah Benkirane semble avoir déjà installé le PJD en mode pré-campagne. Le secrétariat général du parti a validé, le 18 avril 2026, une première vague de 40 candidats, mêlant anciens poids lourds et profils plus inattendus.
La stratégie est lisible : reprendre l’initiative après l’effondrement électoral de 2021. Benkirane ne veut pas seulement critiquer le gouvernement Akhannouch. Il veut reconstruire un récit de combat. Face au RNI, il attaque le bilan social, le pouvoir d’achat, l’emploi et les tensions économiques.
Mais l’offensive dépasse Akhannouch. Benkirane a aussi adressé une mise en garde à Fouad Ali El Himma, dans un contexte de rumeurs autour d’un possible retour plus actif dans le jeu politique du PAM. Cette sortie réactive l’ancien duel PJD-PAM, très fort dans les années 2010.
Autre cible : Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. Benkirane l’avait déjà attaqué durement, notamment sur des dossiers liés aux jeunesses partisanes et à la gestion politique de son département.
Le front religieux et moral n’est pas absent non plus. L’échange tendu avec الشيخ محمد الفيزازي montre que Benkirane refuse de laisser d’autres voix conservatrices décréter la mort politique du PJD. Là encore, l’enjeu est symbolique : qui parle encore au nom de l’électorat conservateur ?
Le plus intéressant reste peut-être le casting. Le PJD ne ressort pas uniquement ses anciens cadres. Il mise aussi sur des profils atypiques. La candidature de l’actrice et animatrice Fatima Ouchay sous la bannière du PJD a été largement relayée ces derniers jours.
Ce choix n’est pas anodin. Une comédienne candidate pour un parti islamiste modéré, c’est un signal. Benkirane veut montrer que le PJD n’est pas fermé sur son ancien appareil militant. Il tente d’élargir son image, d’attirer des personnalités populaires, visibles, capables de parler à d’autres publics.
Mais ce pari comporte un risque. En multipliant les fronts — Akhannouch, El Himma, Bensaid, Fizazi — Benkirane peut remobiliser sa base. Il peut aussi donner l’image d’un parti enfermé dans la revanche, plus préoccupé par ses adversaires que par son programme.
La vraie question est donc simple : le PJD prépare-t-il son retour, ou seulement sa revanche ? Pour redevenir central, Benkirane devra faire plus que choisir des ennemis et des candidats médiatiques. Il devra convaincre que le PJD a encore une offre politique crédible pour le Maroc de 2026.
La stratégie est lisible : reprendre l’initiative après l’effondrement électoral de 2021. Benkirane ne veut pas seulement critiquer le gouvernement Akhannouch. Il veut reconstruire un récit de combat. Face au RNI, il attaque le bilan social, le pouvoir d’achat, l’emploi et les tensions économiques.
Mais l’offensive dépasse Akhannouch. Benkirane a aussi adressé une mise en garde à Fouad Ali El Himma, dans un contexte de rumeurs autour d’un possible retour plus actif dans le jeu politique du PAM. Cette sortie réactive l’ancien duel PJD-PAM, très fort dans les années 2010.
Autre cible : Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. Benkirane l’avait déjà attaqué durement, notamment sur des dossiers liés aux jeunesses partisanes et à la gestion politique de son département.
Le front religieux et moral n’est pas absent non plus. L’échange tendu avec الشيخ محمد الفيزازي montre que Benkirane refuse de laisser d’autres voix conservatrices décréter la mort politique du PJD. Là encore, l’enjeu est symbolique : qui parle encore au nom de l’électorat conservateur ?
Le plus intéressant reste peut-être le casting. Le PJD ne ressort pas uniquement ses anciens cadres. Il mise aussi sur des profils atypiques. La candidature de l’actrice et animatrice Fatima Ouchay sous la bannière du PJD a été largement relayée ces derniers jours.
Ce choix n’est pas anodin. Une comédienne candidate pour un parti islamiste modéré, c’est un signal. Benkirane veut montrer que le PJD n’est pas fermé sur son ancien appareil militant. Il tente d’élargir son image, d’attirer des personnalités populaires, visibles, capables de parler à d’autres publics.
Mais ce pari comporte un risque. En multipliant les fronts — Akhannouch, El Himma, Bensaid, Fizazi — Benkirane peut remobiliser sa base. Il peut aussi donner l’image d’un parti enfermé dans la revanche, plus préoccupé par ses adversaires que par son programme.
La vraie question est donc simple : le PJD prépare-t-il son retour, ou seulement sa revanche ? Pour redevenir central, Benkirane devra faire plus que choisir des ennemis et des candidats médiatiques. Il devra convaincre que le PJD a encore une offre politique crédible pour le Maroc de 2026.