Deux universités marocaines figurent désormais parmi les 1 000 établissements recensés par le prestigieux classement de Shanghai. Une avancée réelle, avec l’entrée de l’UM6P aux côtés de l’Université Hassan II de Casablanca, mais qui ne suffit pas encore à combler l’écart avec les puissances universitaires émergentes du monde arabe, notamment l’Arabie saoudite.
Le classement académique mondial des universités, ARWU 2026, publié à la mi-août, livre une photographie particulièrement sévère de la puissance scientifique des établissements universitaires. Et pour le Maroc, la photographie est plus nuancée que ne le laissaient entendre les premières publications consacrées au palmarès.
Contrairement aux premières informations faisant état d’une seule université marocaine dans le Top 1000, deux établissements du Royaume apparaissent finalement dans l’édition 2026 : l’Université Hassan II de Casablanca et, pour la première fois, l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir. Toutes deux figurent dans la tranche 901-1000.
Pour l’Université Hassan II, il s’agit d’une confirmation. L’établissement casablancais avait déjà figuré dans cette même tranche en 2025. L’arrivée de l’UM6P constitue en revanche un signal nouveau. La jeune université était jusqu’ici surtout visible dans les classements spécialisés, notamment en ingénierie minière, où elle figure parmi les 100 premières mondiales.
Cette progression marocaine ne doit toutefois pas masquer l’écart considérable qui subsiste avec certains pays arabes.
L’Arabie saoudite compte treize établissements parmi les mille premiers selon le décompte publié pour 2026. Plusieurs évoluent très au-dessus des universités marocaines : King Saud University se situe dans la tranche 151-200, KAUST entre les rangs 201 et 300, King Khalid University et Taif University entre 401 et 500. Même King Abdulaziz University, pourtant en recul, reste dans la tranche 501-600.
L’Égypte conserve également une présence significative avec six universités parmi les 1 000 premières, selon les données reprises officiellement par les autorités égyptiennes.
Le contraste avec le Maghreb reste donc saisissant. Le Maroc place désormais deux établissements, tandis que l’Algérie et la Tunisie restent absentes du Top 1000 dans l’édition 2026 selon le décompte publié à partir des données ARWU.
Mais attention à ce que mesure réellement Shanghai.
L’ARWU n’est pas un classement général de la qualité de l’enseignement. Il évalue prioritairement la puissance scientifique des universités : chercheurs très cités, publications dans Nature et Science, articles indexés dans les grandes bases scientifiques internationales, prix Nobel et médailles Fields obtenus par les anciens étudiants ou les chercheurs, ainsi que performance rapportée à la taille de l’établissement. Plus de 2 500 universités sont évaluées avant que les 1 000 premières ne soient publiées.
Une université peut donc former correctement ses étudiants sans apparaître dans Shanghai. Le classement dit en revanche quelque chose de beaucoup plus stratégique : sa capacité à produire de la connaissance ayant suffisamment d’impact pour être visible dans la compétition scientifique mondiale.
C’est probablement là que se situe le véritable avertissement pour le Maghreb.
L’écart avec l’Arabie saoudite ne résulte pas simplement d’une différence de classement. Il révèle plusieurs années d’investissements massifs dans les laboratoires, le recrutement international de chercheurs, les publications scientifiques et les universités orientées vers la recherche.
Pour le Maroc, l’entrée de l’UM6P constitue donc une bonne nouvelle, mais également un révélateur. Deux universités sur mille représentent un début, certainement pas un aboutissement.
Le défi consiste désormais à savoir si cette progression peut devenir collective : Hassan II et l’UM6P peuvent-elles entraîner d’autres universités marocaines vers la recherche internationale ?
Car dans l’économie mondiale qui se dessine, le classement de Shanghai n’est pas seulement une compétition de prestige universitaire.
Derrière les publications scientifiques se trouvent les brevets, l’intelligence artificielle, les biotechnologies, les matériaux, l’agriculture, l’énergie et, finalement, une partie de la souveraineté économique de demain.
Et sur ce terrain, le Maghreb dispose encore d’un retard considérable à rattraper.
Le classement académique mondial des universités, ARWU 2026, publié à la mi-août, livre une photographie particulièrement sévère de la puissance scientifique des établissements universitaires. Et pour le Maroc, la photographie est plus nuancée que ne le laissaient entendre les premières publications consacrées au palmarès.
Contrairement aux premières informations faisant état d’une seule université marocaine dans le Top 1000, deux établissements du Royaume apparaissent finalement dans l’édition 2026 : l’Université Hassan II de Casablanca et, pour la première fois, l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir. Toutes deux figurent dans la tranche 901-1000.
Pour l’Université Hassan II, il s’agit d’une confirmation. L’établissement casablancais avait déjà figuré dans cette même tranche en 2025. L’arrivée de l’UM6P constitue en revanche un signal nouveau. La jeune université était jusqu’ici surtout visible dans les classements spécialisés, notamment en ingénierie minière, où elle figure parmi les 100 premières mondiales.
Cette progression marocaine ne doit toutefois pas masquer l’écart considérable qui subsiste avec certains pays arabes.
L’Arabie saoudite compte treize établissements parmi les mille premiers selon le décompte publié pour 2026. Plusieurs évoluent très au-dessus des universités marocaines : King Saud University se situe dans la tranche 151-200, KAUST entre les rangs 201 et 300, King Khalid University et Taif University entre 401 et 500. Même King Abdulaziz University, pourtant en recul, reste dans la tranche 501-600.
L’Égypte conserve également une présence significative avec six universités parmi les 1 000 premières, selon les données reprises officiellement par les autorités égyptiennes.
Le contraste avec le Maghreb reste donc saisissant. Le Maroc place désormais deux établissements, tandis que l’Algérie et la Tunisie restent absentes du Top 1000 dans l’édition 2026 selon le décompte publié à partir des données ARWU.
Mais attention à ce que mesure réellement Shanghai.
L’ARWU n’est pas un classement général de la qualité de l’enseignement. Il évalue prioritairement la puissance scientifique des universités : chercheurs très cités, publications dans Nature et Science, articles indexés dans les grandes bases scientifiques internationales, prix Nobel et médailles Fields obtenus par les anciens étudiants ou les chercheurs, ainsi que performance rapportée à la taille de l’établissement. Plus de 2 500 universités sont évaluées avant que les 1 000 premières ne soient publiées.
Une université peut donc former correctement ses étudiants sans apparaître dans Shanghai. Le classement dit en revanche quelque chose de beaucoup plus stratégique : sa capacité à produire de la connaissance ayant suffisamment d’impact pour être visible dans la compétition scientifique mondiale.
C’est probablement là que se situe le véritable avertissement pour le Maghreb.
L’écart avec l’Arabie saoudite ne résulte pas simplement d’une différence de classement. Il révèle plusieurs années d’investissements massifs dans les laboratoires, le recrutement international de chercheurs, les publications scientifiques et les universités orientées vers la recherche.
Pour le Maroc, l’entrée de l’UM6P constitue donc une bonne nouvelle, mais également un révélateur. Deux universités sur mille représentent un début, certainement pas un aboutissement.
Le défi consiste désormais à savoir si cette progression peut devenir collective : Hassan II et l’UM6P peuvent-elles entraîner d’autres universités marocaines vers la recherche internationale ?
Car dans l’économie mondiale qui se dessine, le classement de Shanghai n’est pas seulement une compétition de prestige universitaire.
Derrière les publications scientifiques se trouvent les brevets, l’intelligence artificielle, les biotechnologies, les matériaux, l’agriculture, l’énergie et, finalement, une partie de la souveraineté économique de demain.
Et sur ce terrain, le Maghreb dispose encore d’un retard considérable à rattraper.