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​Hind Lahrichi : peindre après avoir traversé plusieurs vies


Rédigé par La rédaction le Dimanche 5 Juillet 2026



Le 12 juillet, la galerie Dar D’Art à Tanger ouvrira « Transatlantique d’une vie », une exposition de la peintre Hind Lahrichi.

Présentée jusqu’au 31 juillet, elle rassemble une œuvre nourrie par la mer, la navigation, les horizons polaires et un parcours personnel qui ne ressemble à aucun itinéraire artistique conventionnel. d Lahrichi a longtemps évolué dans le monde de l’entreprise avant de donner toute sa place à la peinture.

Ce détour est peut-être la clé de son travail. Il y a dans ses toiles l’idée d’un temps retrouvé, d’une vocation qui n’a pas disparu mais attendu son moment. Elle raconte la mer, non comme un paysage décoratif, mais comme une mémoire mouvante, une force qui oblige à regarder plus loin.

L’exposition a aussi quelque chose de rassurant dans une époque obsédée par les carrières linéaires et les réussites précoces. Elle rappelle qu’une trajectoire peut bifurquer, recommencer, se déplacer. À soixante ans passés, retourner apprendre, expérimenter, entrer dans une académie d’art, n’est ni une fantaisie ni une retraite déguisée. C’est parfois le début d’un travail plus libre.

Le parcours de l’artiste ne suffit évidemment pas à juger une œuvre. Mais il donne à « Transatlantique d’une vie » une densité particulière. La mer y devient un espace de passage entre ce que l’on a fait et ce que l’on n’osait pas encore devenir.

Tanger, ville de détroits et de départs, semblait presque attendre cette exposition




Dimanche 5 Juillet 2026