Un parcours entre architecture, urbanisme et patrimoine
Architecte, urbaniste, enseignant et chercheur de renom, ayant œuvré dans le service public, le secteur privé, le milieu associatif et au sein de nombreuses instances internationales, Abderrahmane Chorfi nous a quittés le 31 janvier, laissant sa famille, ses proches ses amis de la profession et ses étudiants orphelins d’une présence faite de savoir, de courtoisie et d’humilité, sublimée par un sourire bienveillant.
Né à Rabat en 1948, il grandit dans le quartier Diour Jamaâ, entre la médina et la ville moderne, un espace charnière qui marquera sa vision, entre tradition et modernité. Élève aux lycées Gouraud et Descartes, passionné de lecture et de dessin de portraits, il s’oriente vers des études d’architecture, d’abord à Strasbourg, puis à l’École spéciale d’architecture de Paris, dont il sort diplômé.
À Paris, il découvre une ville bouillonnante de mouvements sociaux et de revendications politiques et syndicales propres à l’après-1968, ainsi que de débats d’idées nourrissant la société et le monde universitaire. Les écoles d’architecture participent alors à cette effervescence, explorant des approches pédagogiques innovantes, questionnant les liens entre architecture et ville, et ouvrant de nouvelles perspectives pour la fabrique urbaine. Une période qui se prolonge à la Cité internationale et à Maison du Maroc, où il tisse de solides amitiés.
De retour au Maroc en 1975, il entame carrière au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement, comme nombre de jeunes architectes form à l’étranger, et ancre son approche à la croisée de l’architecture, de l’urbanisme et de l’enseignement.
Né à Rabat en 1948, il grandit dans le quartier Diour Jamaâ, entre la médina et la ville moderne, un espace charnière qui marquera sa vision, entre tradition et modernité. Élève aux lycées Gouraud et Descartes, passionné de lecture et de dessin de portraits, il s’oriente vers des études d’architecture, d’abord à Strasbourg, puis à l’École spéciale d’architecture de Paris, dont il sort diplômé.
À Paris, il découvre une ville bouillonnante de mouvements sociaux et de revendications politiques et syndicales propres à l’après-1968, ainsi que de débats d’idées nourrissant la société et le monde universitaire. Les écoles d’architecture participent alors à cette effervescence, explorant des approches pédagogiques innovantes, questionnant les liens entre architecture et ville, et ouvrant de nouvelles perspectives pour la fabrique urbaine. Une période qui se prolonge à la Cité internationale et à Maison du Maroc, où il tisse de solides amitiés.
De retour au Maroc en 1975, il entame carrière au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement, comme nombre de jeunes architectes form à l’étranger, et ancre son approche à la croisée de l’architecture, de l’urbanisme et de l’enseignement.