Les chiffres donnent presque le vertige
Les barrages marocains stockent actuellement environ 11,43 milliards de mètres cubes d’eau, soit un taux de remplissage national de 67,15 %. Un an plus tôt, ils n’étaient remplis qu’à 33,51 %.
Autrement dit, la situation hydrique s’est profondément redressée.
Après plusieurs années de sécheresse sévère, les pluies et les chutes de neige de la saison 2025-2026 ont permis au Royaume de retrouver des niveaux de réserve que l’on n’avait plus vus depuis longtemps.
Mais un autre chiffre mérite d’être regardé.
En avril dernier, le Maroc avait atteint 75 % de remplissage et près de 13 milliards de mètres cubes.
Nous sommes donc passés de 13 milliards à environ 11,4 milliards en quelques mois.
Rien d’anormal : l’été consomme de l’eau.
Autrement dit, la situation hydrique s’est profondément redressée.
Après plusieurs années de sécheresse sévère, les pluies et les chutes de neige de la saison 2025-2026 ont permis au Royaume de retrouver des niveaux de réserve que l’on n’avait plus vus depuis longtemps.
Mais un autre chiffre mérite d’être regardé.
En avril dernier, le Maroc avait atteint 75 % de remplissage et près de 13 milliards de mètres cubes.
Nous sommes donc passés de 13 milliards à environ 11,4 milliards en quelques mois.
Rien d’anormal : l’été consomme de l’eau.
Ce qui entre compte autant que ce qui sort
Irrigation, alimentation des villes, industrie, tourisme et évaporation puisent quotidiennement dans les retenues.
Le problème hydrique marocain change donc de nature.
Pendant la sécheresse, la question était : comment remplir les barrages ?
Aujourd’hui, elle devient : à quelle vitesse les vidons-nous ?
Cette différence est essentielle.
Une année humide améliore les réserves.
Elle ne modifie pas automatiquement la structure de la demande.
Le problème hydrique marocain change donc de nature.
Pendant la sécheresse, la question était : comment remplir les barrages ?
Aujourd’hui, elle devient : à quelle vitesse les vidons-nous ?
Cette différence est essentielle.
Une année humide améliore les réserves.
Elle ne modifie pas automatiquement la structure de la demande.
Une bonne année ne règle pas un problème structurel
Le ministre de l’Équipement et de l’Eau avait indiqué en avril que les niveaux atteints permettaient de sécuriser l’eau potable pour deux à cinq ans selon les régions.
C’est rassurant.
Mais cela ne signifie pas que le Maroc puisse renoncer au dessalement, aux transferts entre bassins, à la réutilisation des eaux usées ou aux économies dans l’agriculture.
Au contraire.
C’est justement lorsque les réserves remontent qu’il faut éviter de refaire les mêmes erreurs.
C’est rassurant.
Mais cela ne signifie pas que le Maroc puisse renoncer au dessalement, aux transferts entre bassins, à la réutilisation des eaux usées ou aux économies dans l’agriculture.
Au contraire.
C’est justement lorsque les réserves remontent qu’il faut éviter de refaire les mêmes erreurs.
Un nouvel indicateur à suivre
Nous avons pris l’habitude de regarder chaque semaine le taux de remplissage des barrages.
Il faudra probablement ajouter un second indicateur : "le rythme de consommation des réserves".
Il faudra probablement ajouter un second indicateur : "le rythme de consommation des réserves".
- Combien de mètres cubes perdons-nous chaque mois ?
- Dans quelles régions ?
- Pour quels usages ?
- Et combien de temps les stocks disponibles permettent-ils réellement de tenir selon plusieurs scénarios pluviométriques ?
Le Maroc a gagné une respiration hydrique.
C’est déjà considérable.
Mais il ne faut pas confondre respiration et guérison.
Le prochain progrès ne sera pas seulement d’avoir davantage d’eau dans les barrages. Ce sera d’apprendre à faire durer chaque mètre cube beaucoup plus longtemps.


