La 21e édition de Mawazine s’est achevée avec les images habituelles d’un grand rendez-vous populaire : des scènes pleines, de nouveaux espaces investis, des artistes marocains et internationaux, une capitale transformée pendant neuf jours en vaste terrain de musique.
Le programme officiel annonçait 72 concerts répartis sur six scènes, tandis que les premiers bilans médiatiques évoquent des centaines de milliers de festivaliers. s l’époque où l’ampleur d’un festival se résumait aux vidéos de foule est révolue.
Mawazine reste un événement culturel majeur, sans doute le plus visible du pays. Cela ne dispense pas ses organisateurs d’un bilan plus documenté : fréquentation par scène, taux de remplissage des espaces payants, retombées pour Rabat-Salé, place réelle des artistes marocains, conditions d’accès du public, impact environnemental. Ces données existent forcément quelque part. Elles gagneraient à être rendues lisibles.
Le débat sur un supposé essoufflement doit lui aussi être manié avec prudence. Une scène moins dense à une heure donnée ne prouve pas la perte d’attractivité d’un festival entier, surtout lorsqu’une Coupe du monde monopolise les conversations, les écrans et les soirées familiales. En revanche, la concurrence des usages culturels est devenue plus rude. Le public compare, choisit, arbitre.
Mawazine n’a pas besoin de renier son ADN populaire. Il doit simplement accepter qu’un événement de cette taille soit désormais jugé sur autre chose que son prestige, ses têtes d’affiche ou ses belles images de clôture. La transparence n’affaiblirait pas le festival. Elle lui donnerait, au contraire, une nouvelle crédibilité.
Le programme officiel annonçait 72 concerts répartis sur six scènes, tandis que les premiers bilans médiatiques évoquent des centaines de milliers de festivaliers. s l’époque où l’ampleur d’un festival se résumait aux vidéos de foule est révolue.
Mawazine reste un événement culturel majeur, sans doute le plus visible du pays. Cela ne dispense pas ses organisateurs d’un bilan plus documenté : fréquentation par scène, taux de remplissage des espaces payants, retombées pour Rabat-Salé, place réelle des artistes marocains, conditions d’accès du public, impact environnemental. Ces données existent forcément quelque part. Elles gagneraient à être rendues lisibles.
Le débat sur un supposé essoufflement doit lui aussi être manié avec prudence. Une scène moins dense à une heure donnée ne prouve pas la perte d’attractivité d’un festival entier, surtout lorsqu’une Coupe du monde monopolise les conversations, les écrans et les soirées familiales. En revanche, la concurrence des usages culturels est devenue plus rude. Le public compare, choisit, arbitre.
Mawazine n’a pas besoin de renier son ADN populaire. Il doit simplement accepter qu’un événement de cette taille soit désormais jugé sur autre chose que son prestige, ses têtes d’affiche ou ses belles images de clôture. La transparence n’affaiblirait pas le festival. Elle lui donnerait, au contraire, une nouvelle crédibilité.