Trois milliards d’euros
C’est ce que vient de lever la société française Mistral AI lors d’un nouveau tour de financement.
La société est désormais valorisée autour de 21 milliards d’euros, soit 24 milliards de dollars. Selon Reuters, il s’agit de la plus importante levée de fonds en capital jamais réalisée par une entreprise technologique privée européenne.
Le tour a été mené par PSG Equity, avec notamment l’arrivée de Samsung Electronics et du fonds soutenu par l’Union européenne Scaleup Europe.
Mistral n’a que trois ans.
C’est ce que vient de lever la société française Mistral AI lors d’un nouveau tour de financement.
La société est désormais valorisée autour de 21 milliards d’euros, soit 24 milliards de dollars. Selon Reuters, il s’agit de la plus importante levée de fonds en capital jamais réalisée par une entreprise technologique privée européenne.
Le tour a été mené par PSG Equity, avec notamment l’arrivée de Samsung Electronics et du fonds soutenu par l’Union européenne Scaleup Europe.
Mistral n’a que trois ans.
L’Europe commence à comprendre l’échelle du problème
Pendant longtemps, le débat européen sur l’intelligence artificielle s’est concentré sur la réglementation.
- Comment encadrer l’IA ?
- Comment protéger les citoyens ?
- Comment éviter les abus ?
Ces questions restent nécessaires.
Mais il en manquait une : qui finance les entreprises capables de concurrencer OpenAI, Anthropic ou Google ?
Les laboratoires de pointe brûlent des milliards en calcul, données, ingénieurs et infrastructures.
La souveraineté technologique n’est donc pas une doctrine.
C’est une facture.
- Comment encadrer l’IA ?
- Comment protéger les citoyens ?
- Comment éviter les abus ?
Ces questions restent nécessaires.
Mais il en manquait une : qui finance les entreprises capables de concurrencer OpenAI, Anthropic ou Google ?
Les laboratoires de pointe brûlent des milliards en calcul, données, ingénieurs et infrastructures.
La souveraineté technologique n’est donc pas une doctrine.
C’est une facture.
Encore loin des géants américains
Mistral reste cependant minuscule comparé aux grands acteurs américains.
Reuters souligne que l’entreprise est encore très loin d’OpenAI et d’Anthropic en taille et en moyens.
Mais son intérêt stratégique dépasse ses revenus actuels.
Mistral constitue une alternative européenne.
Autrement dit, un moyen de ne pas dépendre exclusivement de modèles américains ou chinois.
C’est probablement ce qui explique en partie sa valorisation élevée.
Reuters souligne que l’entreprise est encore très loin d’OpenAI et d’Anthropic en taille et en moyens.
Mais son intérêt stratégique dépasse ses revenus actuels.
Mistral constitue une alternative européenne.
Autrement dit, un moyen de ne pas dépendre exclusivement de modèles américains ou chinois.
C’est probablement ce qui explique en partie sa valorisation élevée.
Et le Maroc dans tout cela ?
Le Maroc ne va évidemment pas lever trois milliards pour fabriquer un concurrent de ChatGPT.
Ce n’est pas nécessairement son intérêt.
Mais la leçon européenne reste valable.
La souveraineté IA exige au minimum quatre choses : du calcul, des données, des compétences et plusieurs fournisseurs possibles.
Un pays qui ne possède aucun de ces leviers n’a pas de souveraineté.
Il a simplement des abonnements.
Le Royaume devra donc choisir où investir réellement.
- Data centers ?
- Cloud souverain ?
- Modèles linguistiques arabes et amazighs ?
- Formation ?
- Achats publics garantissant une certaine indépendance technologique ?
La vraie question commence là.
L’Europe vient de mettre 3 milliards d’euros dans une seule entreprise pour préserver une option stratégique.
Cela donne une idée assez précise du prix que les nations sont désormais prêtes à payer pour ne pas confier entièrement leur intelligence artificielle aux autres.
Ce n’est pas nécessairement son intérêt.
Mais la leçon européenne reste valable.
La souveraineté IA exige au minimum quatre choses : du calcul, des données, des compétences et plusieurs fournisseurs possibles.
Un pays qui ne possède aucun de ces leviers n’a pas de souveraineté.
Il a simplement des abonnements.
Le Royaume devra donc choisir où investir réellement.
- Data centers ?
- Cloud souverain ?
- Modèles linguistiques arabes et amazighs ?
- Formation ?
- Achats publics garantissant une certaine indépendance technologique ?
La vraie question commence là.
L’Europe vient de mettre 3 milliards d’euros dans une seule entreprise pour préserver une option stratégique.
Cela donne une idée assez précise du prix que les nations sont désormais prêtes à payer pour ne pas confier entièrement leur intelligence artificielle aux autres.


