Une offensive chinoise sans précédent
BYD, XPeng, Geely, Chery et Leapmotor figurent parmi les constructeurs chinois venus défier les marques européennes à la Porte de Versailles. Selon la direction du salon, les marques chinoises représentent environ 40 % des marques automobiles présentes. Cette percée repose sur une industrie particulièrement puissante : en 2025, la Chine aurait produit près de 16 millions de voitures électriques, soit environ les trois quarts de la production mondiale, selon l’Agence internationale de l’énergie. Sa maîtrise des batteries, des technologies embarquées et des coûts de fabrication lui permet de proposer des modèles de plus en plus compétitifs sur le marché européen.
L’Europe face au défi de la compétitivité
Cette offensive accentue la pression sur Renault, Volkswagen, Stellantis et les autres groupes historiques, contraints d'accélérer leur transition électrique tout en maîtrisant leurs coûts. Malgré les droits de douane européens imposés aux véhicules électriques fabriqués en Chine, la concurrence reste intense, notamment sur les prix, l’autonomie et les équipements. Pour les constructeurs européens, l’enjeu dépasse désormais la simple défense de leurs parts de marché : il s’agit de préserver leur capacité industrielle et technologique face à des concurrents capables de produire rapidement et à grande échelle. Si la Chine a marqué les esprits à Paris, la bataille commerciale se jouera sur la fiabilité, le service après-vente et la confiance des automobilistes.