Le Brent évoluait vendredi autour de 93,44 dollars le baril après avoir atteint la veille son plus haut niveau depuis le 24 juillet. Il gagne plus de 7 % sur la semaine, dans un contexte toujours perturbé par la guerre impliquant l’Iran et par les difficultés affectant plusieurs routes et installations énergétiques du Golfe.
Le problème n’est cependant plus seulement celui de l’approvisionnement en pétrole brut.
Reuters estime que plus de 20 % des capacités de raffinage du Moyen-Orient sont actuellement indisponibles. Le diesel européen a fortement renchéri depuis le début du conflit, tandis que les dommages aux infrastructures et les tensions logistiques rendent un retour rapide à la normale difficile.
Pour le Maroc, cette évolution est particulièrement sensible.
Le gasoil est partout
Il fait rouler les camions qui approvisionnent les villes, les autocars, une grande partie des taxis, les engins de chantier et une partie des véhicules particuliers. Il entre indirectement dans le coût du transport des fruits, des légumes, des matériaux de construction et des marchandises importées ou produites localement.
Autrement dit, une hausse durable du gasoil peut progressivement se retrouver dans presque tous les prix.
Le paradoxe est que les derniers chiffres marocains étaient plutôt rassurants. En juillet, l’indice des prix à la consommation a reculé de 1 % sur un mois, notamment grâce à une baisse de 4,9 % des carburants. L’inflation sous-jacente était également très faible.
Mais cette photographie appartient déjà au mois précédent.
Le HCP avait d’ailleurs construit ses perspectives du troisième trimestre sur une hypothèse de Brent autour de 85 dollars. Il soulignait déjà les effets des perturbations liées au détroit d’Ormuz sur le commerce extérieur et les importations marocaines.
À près de 94 dollars, le scénario devient moins confortable.
Le vrai stress-test marocain
La question n’est donc plus seulement de savoir combien coûtera le baril demain matin.
Il faut regarder les stocks, les délais d’approvisionnement, les prix des produits raffinés, le coût du transport et les mécanismes de soutien accordés à certaines catégories professionnelles.
Une flambée durable poserait également la question stratégique du raffinage, du stockage et de la diversification énergétique nationale.
Car le Maroc peut développer le solaire, l’éolien, les batteries et demain l’hydrogène. Mais son économie restera encore pendant plusieurs années dépendante des carburants liquides pour le transport.
La crise actuelle rappelle donc une règle simple : la transition énergétique ne protège pas instantanément d’un choc pétrolier.
Le prochain signal d’alerte pour le pouvoir d’achat marocain ne viendra peut-être pas directement du baril de Brent.
Il apparaîtra probablement d’abord sur l’écran lumineux d’une station-service.
Le problème n’est cependant plus seulement celui de l’approvisionnement en pétrole brut.
Reuters estime que plus de 20 % des capacités de raffinage du Moyen-Orient sont actuellement indisponibles. Le diesel européen a fortement renchéri depuis le début du conflit, tandis que les dommages aux infrastructures et les tensions logistiques rendent un retour rapide à la normale difficile.
Pour le Maroc, cette évolution est particulièrement sensible.
Le gasoil est partout
Il fait rouler les camions qui approvisionnent les villes, les autocars, une grande partie des taxis, les engins de chantier et une partie des véhicules particuliers. Il entre indirectement dans le coût du transport des fruits, des légumes, des matériaux de construction et des marchandises importées ou produites localement.
Autrement dit, une hausse durable du gasoil peut progressivement se retrouver dans presque tous les prix.
Le paradoxe est que les derniers chiffres marocains étaient plutôt rassurants. En juillet, l’indice des prix à la consommation a reculé de 1 % sur un mois, notamment grâce à une baisse de 4,9 % des carburants. L’inflation sous-jacente était également très faible.
Mais cette photographie appartient déjà au mois précédent.
Le HCP avait d’ailleurs construit ses perspectives du troisième trimestre sur une hypothèse de Brent autour de 85 dollars. Il soulignait déjà les effets des perturbations liées au détroit d’Ormuz sur le commerce extérieur et les importations marocaines.
À près de 94 dollars, le scénario devient moins confortable.
Le vrai stress-test marocain
La question n’est donc plus seulement de savoir combien coûtera le baril demain matin.
Il faut regarder les stocks, les délais d’approvisionnement, les prix des produits raffinés, le coût du transport et les mécanismes de soutien accordés à certaines catégories professionnelles.
Une flambée durable poserait également la question stratégique du raffinage, du stockage et de la diversification énergétique nationale.
Car le Maroc peut développer le solaire, l’éolien, les batteries et demain l’hydrogène. Mais son économie restera encore pendant plusieurs années dépendante des carburants liquides pour le transport.
La crise actuelle rappelle donc une règle simple : la transition énergétique ne protège pas instantanément d’un choc pétrolier.
Le prochain signal d’alerte pour le pouvoir d’achat marocain ne viendra peut-être pas directement du baril de Brent.
Il apparaîtra probablement d’abord sur l’écran lumineux d’une station-service.