Le port de Casablanca traverse une période de forte congestion. Des navires restent immobilisés plusieurs jours avant déchargement, avec des inquiétudes particulières autour des céréales et des produits essentiels. Les professionnels alertent sur les surcoûts logistiques, les retards d’acheminement et le risque de répercussion sur les prix. Selon des données rapportées récemment, plus de 60 navires auraient été en rade début mai, avec des délais moyens de 8 à 10 jours, tandis que le segment céréalier subirait des attentes encore plus longues.
Le ministère du Transport insiste, de son côté, sur un fonctionnement sous contrôle et sur la hausse des importations au premier trimestre 2026. Cette précision compte : toute congestion ne signifie pas rupture. Mais elle indique une tension réelle dans une chaîne où chaque jour perdu coûte cher. Les importations de céréales auraient progressé de 22 % au premier trimestre 2026, avec un pic en mars, ce qui accentue mécaniquement la pression opérationnelle.
Le problème dépasse Casablanca. Il touche à la vulnérabilité logistique du pays : météo, réorientation du trafic maritime, dépendance aux importations, concentration des flux. Le port reste un poumon économique, mais un poumon sous effort.
La question devient alors stratégique : faut-il seulement gérer la crise, ou accélérer une nouvelle organisation portuaire nationale, plus diversifiée, plus réactive, moins exposée aux blocages ? Le consommateur, lui, ne verra pas les navires en rade. Il verra seulement, un jour peut-être, l’étiquette du prix.
Le ministère du Transport insiste, de son côté, sur un fonctionnement sous contrôle et sur la hausse des importations au premier trimestre 2026. Cette précision compte : toute congestion ne signifie pas rupture. Mais elle indique une tension réelle dans une chaîne où chaque jour perdu coûte cher. Les importations de céréales auraient progressé de 22 % au premier trimestre 2026, avec un pic en mars, ce qui accentue mécaniquement la pression opérationnelle.
Le problème dépasse Casablanca. Il touche à la vulnérabilité logistique du pays : météo, réorientation du trafic maritime, dépendance aux importations, concentration des flux. Le port reste un poumon économique, mais un poumon sous effort.
La question devient alors stratégique : faut-il seulement gérer la crise, ou accélérer une nouvelle organisation portuaire nationale, plus diversifiée, plus réactive, moins exposée aux blocages ? Le consommateur, lui, ne verra pas les navires en rade. Il verra seulement, un jour peut-être, l’étiquette du prix.