Par Me Mohammed Belmahi - Avocat
Cette présentation constitue une lecture erronée et inexacte de la nature de la position des avocats marocains.
Cette lecture, manifestement préméditée, a conduit les instances professionnelles marocaines à rappeler que leur combat « n’est pas dirigé contre l’État et ses institutions », mais qu’il s’agit d’une mobilisation strictement professionnelle et juridique visant à améliorer les textes de loi et à protéger le droit de la défense.
Certains vont jusqu’à prétendre que la contestation des avocats marocains à l’encontre de la loi n° 66-23 régissant leur profession constituerait un « défi au Roi ».
Cette affirmation révèle surtout que ses auteurs ne connaissent ni le Maroc, ni son État, ni son histoire, ni la place de la Monarchie dans la conscience de la Nation marocaine, et notamment au sein de la famille des avocats.
Dans la conscience marocaine, le Roi n’est pas partie prenante à un différend gouvernemental ou professionnel. Son rang éminent est bien trop élevé pour être mêlé à la justification d’une décision ou d’une politique.
Le Roi est le symbole de la Nation marocaine, le garant de son unité et de sa continuité, le protecteur de son intégrité et de ses constantes. Dans le cœur des Marocains, Il incarne l’esprit rassembleur de la Patrie, au-dessus des gouvernements, des partis et des conjonctures passagères.
Sa Majesté le Roi jouit d’un statut constitutionnel et national éminent, et les avocats, à l’instar de toutes les composantes du peuple marocain, savent mieux que quiconque ce que cette place impose en termes de respect, de déférence et de responsabilité.
Les avocats marocains sont fiers et profondément reconnaissants de la Haute Sollicitude Royale dont leur profession a toujours bénéficié, ainsi que de l’attention particulière accordée par Sa Majesté à leurs préoccupations.
Il suffit, pour s’en convaincre, de rappeler les discours et les messages royaux qui ont constamment appelé au renforcement de l’État de droit et des institutions, à la séparation des pouvoirs, ainsi qu’à l’indépendance de la justice et de la défense.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a réaffirmé à maintes reprises, dans de nombreux messages adressés à des congrès et rencontres nationales et internationales d’avocats, notamment ceux de l’Union des avocats arabes et de l’Union internationale des avocats, que les avocats marocains partagent avec la magistrature la responsabilité de contribuer à l’œuvre de justice, en tant que fondement du projet démocratique et moderniste.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI accorde également une Haute Sollicitude à la profession d’avocat, considérée comme un partenaire essentiel dans l’œuvre de justice, la garantie de la primauté du droit et la protection des droits des citoyens.
Cette place de la profession d’avocat auprès des institutions judiciaires et dans la construction de l’État de droit ne constitue d’ailleurs pas une conception récente. Elle s’inscrit dans une longue tradition de reconnaissance du rôle national et institutionnel du barreau marocain.
À cet égard, il n’est pas inutile de rappeler le contenu du message royal adressé par feu Sa Majesté le Roi Hassan II au Congrès international des avocats, organisé à Marrakech du 28 octobre au 1er novembre 1994. À cet égard, les circonstances revêtent aujourd’hui une portée particulière puisque l’Union internationale des avocats a choisi d’organiser son prochain congrès de 2026 aux mêmes dates que celles du congrès de 1994.
Dans ce message, feu Sa Majesté le Roi Hassan II déclarait notamment :
« Il nous plaît, à cette occasion, de rappeler le rôle actif joué par le barreau marocain, cette école historique des valeurs et de l’éthique nationales, qui a contribué à la libération du pays et à la défense des causes nationales, tout autant qu’elle a contribué, dès l’aube de l’Indépendance, à la mise en place et au fonctionnement des institutions politiques, administratives et judiciaires dont le pays avait besoin. Nous continuerons à compter sur le barreau marocain afin qu’il poursuive sa contribution constructive et fructueuse au renforcement de ces institutions et à leur défense. »
Cet héritage historique illustre avec force la place particulière qu’occupe la profession d’avocat dans la construction et la consolidation de l’État marocain. Il rappelle également que la défense de l’indépendance de la profession, de ses prérogatives et de sa place au sein de la justice ne saurait être assimilée à une quelconque opposition à l’État ou à la Monarchie.
L’essence de la démarche des avocats marocains réside précisément dans la défense de l’indépendance de la profession d’avocat et de sa place au sein du système judiciaire, dans le respect des institutions et des principes constitutionnels. Leur mobilisation vise à contribuer à la bonne élaboration du droit, à sa bonne application et à sa mise en œuvre conformément à son cadre constitutionnel.
Ainsi, les avocats marocains n’ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais en confrontation avec leur Roi, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ni avec Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan.
Les avocats marocains sont fiers de notre système monarchique et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. À l’instar de toutes les composantes du peuple marocain, nous Lui vouons un attachement, une fidélité et une loyauté qui n’ont nul besoin de démonstration. Aucun récit fabriqué en dehors de notre pays ne saurait altérer cette réalité profondément ancrée dans la conscience nationale.
Nous sommes en désaccord avec une loi et nous contestons certains choix gouvernementaux et législatifs. Les gouvernements se discutent, se critiquent et se succèdent ; les lois peuvent être réexaminées, révisées et amendées. C’est précisément le fonctionnement normal du débat institutionnel et de l’État de droit.
En revanche, le Roi, la Patrie et les constantes du Royaume ne sont nullement l’objet de cette confrontation.
Quiconque cherche à transformer le différend des avocats avec le Gouvernement en une opposition au Roi se trompe profondément sur le Royaume du Maroc et méconnaît la réalité des Marocains en général et des avocats en particulier.
Nous sommes en désaccord sous le toit de la Patrie, nous exprimons nos revendications dans le cadre de l’État de droit et des institutions, et nous demeurons là où nous avons toujours été : fidèles au Trône, au service de la Patrie et attachés à Sa Majesté le Roi, symbole de notre unité et garant de celle-ci.
Il s’agit d’une question marocaine que nous avons vocation à débattre et à gérer au sein de notre propre maison, dans le respect de nos institutions, de notre Constitution et de nos constantes nationales.
À ceux qui cherchent à instrumentaliser ce débat ou à lui donner une lecture étrangère à sa véritable nature, nous rappelons simplement une évidence : le désaccord professionnel et juridique des avocats ne saurait être confondu avec une quelconque opposition à la Monarchie, au Roi ou à l’État marocain.
Les avocats marocains connaissent leur pays, respectent ses institutions et demeurent profondément attachés à leur Roi et à leur Patrie.
Le désaccord sur une loi n’est pas un désaccord avec le Roi. La défense de l’indépendance de la profession n’est pas une confrontation avec l’État. Et la liberté de défendre le droit demeure, précisément, l’une des expressions les plus fortes de l’État de droit.
Cette lecture, manifestement préméditée, a conduit les instances professionnelles marocaines à rappeler que leur combat « n’est pas dirigé contre l’État et ses institutions », mais qu’il s’agit d’une mobilisation strictement professionnelle et juridique visant à améliorer les textes de loi et à protéger le droit de la défense.
Certains vont jusqu’à prétendre que la contestation des avocats marocains à l’encontre de la loi n° 66-23 régissant leur profession constituerait un « défi au Roi ».
Cette affirmation révèle surtout que ses auteurs ne connaissent ni le Maroc, ni son État, ni son histoire, ni la place de la Monarchie dans la conscience de la Nation marocaine, et notamment au sein de la famille des avocats.
Dans la conscience marocaine, le Roi n’est pas partie prenante à un différend gouvernemental ou professionnel. Son rang éminent est bien trop élevé pour être mêlé à la justification d’une décision ou d’une politique.
Le Roi est le symbole de la Nation marocaine, le garant de son unité et de sa continuité, le protecteur de son intégrité et de ses constantes. Dans le cœur des Marocains, Il incarne l’esprit rassembleur de la Patrie, au-dessus des gouvernements, des partis et des conjonctures passagères.
Sa Majesté le Roi jouit d’un statut constitutionnel et national éminent, et les avocats, à l’instar de toutes les composantes du peuple marocain, savent mieux que quiconque ce que cette place impose en termes de respect, de déférence et de responsabilité.
Les avocats marocains sont fiers et profondément reconnaissants de la Haute Sollicitude Royale dont leur profession a toujours bénéficié, ainsi que de l’attention particulière accordée par Sa Majesté à leurs préoccupations.
Il suffit, pour s’en convaincre, de rappeler les discours et les messages royaux qui ont constamment appelé au renforcement de l’État de droit et des institutions, à la séparation des pouvoirs, ainsi qu’à l’indépendance de la justice et de la défense.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a réaffirmé à maintes reprises, dans de nombreux messages adressés à des congrès et rencontres nationales et internationales d’avocats, notamment ceux de l’Union des avocats arabes et de l’Union internationale des avocats, que les avocats marocains partagent avec la magistrature la responsabilité de contribuer à l’œuvre de justice, en tant que fondement du projet démocratique et moderniste.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI accorde également une Haute Sollicitude à la profession d’avocat, considérée comme un partenaire essentiel dans l’œuvre de justice, la garantie de la primauté du droit et la protection des droits des citoyens.
Cette place de la profession d’avocat auprès des institutions judiciaires et dans la construction de l’État de droit ne constitue d’ailleurs pas une conception récente. Elle s’inscrit dans une longue tradition de reconnaissance du rôle national et institutionnel du barreau marocain.
À cet égard, il n’est pas inutile de rappeler le contenu du message royal adressé par feu Sa Majesté le Roi Hassan II au Congrès international des avocats, organisé à Marrakech du 28 octobre au 1er novembre 1994. À cet égard, les circonstances revêtent aujourd’hui une portée particulière puisque l’Union internationale des avocats a choisi d’organiser son prochain congrès de 2026 aux mêmes dates que celles du congrès de 1994.
Dans ce message, feu Sa Majesté le Roi Hassan II déclarait notamment :
« Il nous plaît, à cette occasion, de rappeler le rôle actif joué par le barreau marocain, cette école historique des valeurs et de l’éthique nationales, qui a contribué à la libération du pays et à la défense des causes nationales, tout autant qu’elle a contribué, dès l’aube de l’Indépendance, à la mise en place et au fonctionnement des institutions politiques, administratives et judiciaires dont le pays avait besoin. Nous continuerons à compter sur le barreau marocain afin qu’il poursuive sa contribution constructive et fructueuse au renforcement de ces institutions et à leur défense. »
Cet héritage historique illustre avec force la place particulière qu’occupe la profession d’avocat dans la construction et la consolidation de l’État marocain. Il rappelle également que la défense de l’indépendance de la profession, de ses prérogatives et de sa place au sein de la justice ne saurait être assimilée à une quelconque opposition à l’État ou à la Monarchie.
L’essence de la démarche des avocats marocains réside précisément dans la défense de l’indépendance de la profession d’avocat et de sa place au sein du système judiciaire, dans le respect des institutions et des principes constitutionnels. Leur mobilisation vise à contribuer à la bonne élaboration du droit, à sa bonne application et à sa mise en œuvre conformément à son cadre constitutionnel.
Ainsi, les avocats marocains n’ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais en confrontation avec leur Roi, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ni avec Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan.
Les avocats marocains sont fiers de notre système monarchique et de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. À l’instar de toutes les composantes du peuple marocain, nous Lui vouons un attachement, une fidélité et une loyauté qui n’ont nul besoin de démonstration. Aucun récit fabriqué en dehors de notre pays ne saurait altérer cette réalité profondément ancrée dans la conscience nationale.
Nous sommes en désaccord avec une loi et nous contestons certains choix gouvernementaux et législatifs. Les gouvernements se discutent, se critiquent et se succèdent ; les lois peuvent être réexaminées, révisées et amendées. C’est précisément le fonctionnement normal du débat institutionnel et de l’État de droit.
En revanche, le Roi, la Patrie et les constantes du Royaume ne sont nullement l’objet de cette confrontation.
Quiconque cherche à transformer le différend des avocats avec le Gouvernement en une opposition au Roi se trompe profondément sur le Royaume du Maroc et méconnaît la réalité des Marocains en général et des avocats en particulier.
Nous sommes en désaccord sous le toit de la Patrie, nous exprimons nos revendications dans le cadre de l’État de droit et des institutions, et nous demeurons là où nous avons toujours été : fidèles au Trône, au service de la Patrie et attachés à Sa Majesté le Roi, symbole de notre unité et garant de celle-ci.
Il s’agit d’une question marocaine que nous avons vocation à débattre et à gérer au sein de notre propre maison, dans le respect de nos institutions, de notre Constitution et de nos constantes nationales.
À ceux qui cherchent à instrumentaliser ce débat ou à lui donner une lecture étrangère à sa véritable nature, nous rappelons simplement une évidence : le désaccord professionnel et juridique des avocats ne saurait être confondu avec une quelconque opposition à la Monarchie, au Roi ou à l’État marocain.
Les avocats marocains connaissent leur pays, respectent ses institutions et demeurent profondément attachés à leur Roi et à leur Patrie.
Le désaccord sur une loi n’est pas un désaccord avec le Roi. La défense de l’indépendance de la profession n’est pas une confrontation avec l’État. Et la liberté de défendre le droit demeure, précisément, l’une des expressions les plus fortes de l’État de droit.