Le projet Sila Atlantik relance une ambition que beaucoup croyaient fragilisée après les difficultés rencontrées par l’ancienne liaison envisagée entre le Maroc et le Royaume-Uni. Cette fois, l’horizon est allemand. Le projet porté par Xlinks prévoit deux câbles sous-marins à courant continu, capables d’acheminer de l’électricité renouvelable produite au Maroc vers l’Allemagne.
Sur le papier, l’échelle est spectaculaire : près de 4.800 kilomètres de câbles, une capacité annoncée pouvant atteindre 3,6 gigawatts et des infrastructures solaires et éoliennes de grande ampleur. L’Europe cherche à sécuriser ses approvisionnements, à réduire sa dépendance aux énergies fossiles et à consolider sa souveraineté énergétique. Le Maroc, lui, dispose d’un atout devenu stratégique : un potentiel renouvelable important, une stabilité institutionnelle appréciée par les investisseurs et une position géographique qui le relie naturellement aux marchés européens.
Mais un câble sous-marin ne doit pas devenir le symbole d’une énergie qui partirait sans suffisamment irriguer le pays qui la produit. C’est le vrai point de vigilance. Quels volumes seront réservés au marché marocain ? Quelles retombées industrielles locales seront garanties ? Des usines de câbles, des compétences, des emplois durables, une montée en gamme technologique : voilà ce qui donnera au projet sa cohérence nationale.
Le Maroc ne peut pas se contenter d’être une centrale électrique au soleil pour l’Europe. Il doit négocier comme un partenaire industriel, pas comme un simple fournisseur. Sila Atlantik ouvre une perspective crédible. La décision finale d’investissement, les autorisations, le financement et les engagements concrets diront si cette perspective devient une véritable stratégie de puissance énergétique partagée.
Sur le papier, l’échelle est spectaculaire : près de 4.800 kilomètres de câbles, une capacité annoncée pouvant atteindre 3,6 gigawatts et des infrastructures solaires et éoliennes de grande ampleur. L’Europe cherche à sécuriser ses approvisionnements, à réduire sa dépendance aux énergies fossiles et à consolider sa souveraineté énergétique. Le Maroc, lui, dispose d’un atout devenu stratégique : un potentiel renouvelable important, une stabilité institutionnelle appréciée par les investisseurs et une position géographique qui le relie naturellement aux marchés européens.
Mais un câble sous-marin ne doit pas devenir le symbole d’une énergie qui partirait sans suffisamment irriguer le pays qui la produit. C’est le vrai point de vigilance. Quels volumes seront réservés au marché marocain ? Quelles retombées industrielles locales seront garanties ? Des usines de câbles, des compétences, des emplois durables, une montée en gamme technologique : voilà ce qui donnera au projet sa cohérence nationale.
Le Maroc ne peut pas se contenter d’être une centrale électrique au soleil pour l’Europe. Il doit négocier comme un partenaire industriel, pas comme un simple fournisseur. Sila Atlantik ouvre une perspective crédible. La décision finale d’investissement, les autorisations, le financement et les engagements concrets diront si cette perspective devient une véritable stratégie de puissance énergétique partagée.