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​Une « peau » neuromorphique chinoise dote les robots d’un réflexe tactile autonome


Rédigé par le Jeudi 15 Janvier 2026

Des chercheurs chinois créent une peau électronique neuromorphique: réflexe de retrait instantané, traitement local type moelle épinière et interactions plus sûres.



​Une « peau » neuromorphique chinoise dote les robots d’un réflexe tactile autonome
Dans ce qui est présenté comme une avancée majeure en perception machine, une équipe de chercheurs chinois a mis au point une peau électronique « neuromorphique » capable de faire passer les humanoïdes de simples réponses programmées à une forme de perception tactile autonome. Loin d’être une simple enveloppe, ce revêtement reproduit de manière ingénierique la mécanique du toucher et l’architecture du système nerveux humain.

Son atout clé réside dans la reproduction du « réflexe de retrait » observable chez l’être humain: plutôt que d’attendre des instructions du processeur central, la peau détecte immédiatement des risques physiques, comme une surface brûlante ou un objet tranchant, et déclenche une réponse de retrait instantanée du membre robotique. Ce mécanisme agit comme une première ligne de défense, protégeant l’intégrité du robot à l’image de nos nerfs qui nous préservent des blessures graves.

L’innovation répond à un goulot d’étranglement historique: la latence de traitement des robots classiques, qui envoient leurs données vers une unité centrale avant d’agir. Ici, l’architecture s’inspire de la moelle épinière: les signaux sensoriels sont traités localement et convertis en impulsions électriques immédiates. La décision « d’échapper au danger » se prend donc au niveau même de la peau, ce qui compresse le temps de réaction à des fractions de seconde.

Au-delà du laboratoire, l’impact potentiel touche la vie quotidienne. Cette technologie ouvre la voie à des robots dotés de « réflexes protecteurs », plus sûrs parmi les humains, qu’il s’agisse de soins de santé ou d’ateliers partagés. Grâce à cette peau, les robots pourraient manipuler et toucher les patients avec précision et délicatesse; l’interaction homme–machine gagnerait en naturel, la machine étant capable d’interpréter la nature et l’intensité du contact. Les chercheurs estiment qu’elle insuffle une forme de « conscience corporelle » au cœur de la machine, nous rapprochant de robots non seulement intelligents, mais aussi sensibles à leur environnement physique et attentifs à la sécurité de ceux qu’ils assistent.




Jeudi 15 Janvier 2026