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🎵 À force d’attendre dans une salle d’attente


Salle d’attente, néon blanc, visage fermé,
Ticket dans la main, cœur déjà fatigué.
Malade, oui… mais y a pire que la douleur,
C’est quand le temps te regarde et t’écrase sans pudeur.



Poème, version mise en musique, à écouter de Adnane Benchakroun


Pour ceux qui aiment encore lire : Poème de Adnane Benchakroun

Il est arrivé tôt, presque avant le soleil,
Petit dossier serré, nuit blanche dans les veines.
Le vigile dit : “Patiente”… comme si c’était normal,
Mais dans son ventre ça brûle, dans sa tête c’est brutal.

Banquette froide, café froid, regard vide au plafond,
À l’accueil ça parle vite, mais personne répond.
Le nom sur la fiche, le souffle un peu court,
Chaque minute est un kilo qu’il traîne tout le long du jour.

Patient par la maladie, impatient dans la vraie vie,
Il attend un rendez-vous comme on attend sa survie.
Clinique, hĂ´pital, couloir, retard,
Quand t’as mal au fond du corps, chaque minute devient un combat.

On lui dit : “Restez là”… on lui dit : “Encore un peu”,
Encore un peu, encore un peu… et ça devient sérieux.
Parce qu’un malade qui attend, c’est pas juste un numéro,
C’est un corps qui s’inquiète et un mental sous zéro.

À dix heures on lui avait dit : “Monsieur, soyez à l’heure”,
À midi rien n’a bougé, juste l’aiguille et la peur.
Le médecin n’est pas là, ou peut-être il est pris,
Mais lui dans sa poitrine, ça tape comme une alarme la nuit.

Et autour ça défile, blouses, portes, ascenseurs,
Des noms qu’on appelle, des gens, des pleurs, des heures.
Lui se lève, se rassoit, refait cent fois ses pas,
Comme si bouger pouvait forcer le destin à venir jusqu’à lui là.

Le téléphone sonne, la famille demande : “Alors ?”
Il répond : “Toujours rien”… avec la fatigue dans la voix d’abord.
Il veut pas faire le fort, il veut pas faire le drame,
Mais quand le silence dure, même le courage se fissure dans l’âme.

Patient par la maladie, impatient dans la vraie vie,
Il attend un rendez-vous comme on attend sa survie.
Clinique, hĂ´pital, couloir, retard,
Quand t’as mal au fond du corps, chaque minute devient un combat.

Dans ce pays de files, de tampons, de “revenez demain”,
MĂŞme la douleur parfois doit prendre son ticket dans la main.
Il regarde l’écran, il regarde la porte,
Il regarde son nom qui vient pas, comme une chance qu’on reporte.

Il connaît pas les grands mots, les protocoles, les phrases,
Il sait juste qu’il souffre et que personne n’efface.
Il aurait voulu une voix, un “Monsieur, on vous comprend”,
Parce qu’un malade supporte mieux quand on lui parle humainement.

Y a des gens qui pensent qu’attendre, c’est juste perdre du temps,
Mais non, attendre quand t’es malade, c’est lutter intérieurement.
C’est garder le calme quand le corps crie stop,
C’est sourire un peu dehors pendant qu’à l’intérieur tout flop.

Il n’est pas violent, il n’est pas ingrat,
Il demande pas un miracle, juste qu’on l’oublie pas.
Un regard, une info, un “ça va prendre une heure”,
Parfois la vérité simple soigne déjà la peur.

Puis enfin une porte s’ouvre, une voix lâche son nom,
Et d’un coup tout ralentit, comme après l’orage au fond.
Toute la rage accumulée tombe d’un seul coup par terre,
Parce qu’on l’a vu, enfin, dans tout ce désert hospitalier.

Il se lève doucement, avec sa peine et sa dignité,
Avec ses nerfs usés, son mal, sa vérité.
Et dans ses yeux on lit un truc simple, sans théâtre :
Le malade peut patienter… mais pas sans être traité comme un être.

Patient par la maladie, impatient dans la vraie vie,
Il attend un rendez-vous comme on attend sa survie.
Clinique, hĂ´pital, couloir, retard,
Quand t’as mal au fond du corps, chaque minute devient un combat.

Alors écoute bien ce que les couloirs nous apprennent :
La douleur fait mal, mais l’attente aussi saigne.
Et dans un hĂ´pital, avant les ordonnances et les machines,
Y a un cœur qui espère juste un peu d’humain dans la routine.

Le poème raconte cette vérité simple : soigner, c’est aussi respecter l’attente et l’humain.

🎵 À force d’attendre dans une salle d’attente
Un homme malade arrive tôt à la clinique, le cœur lourd et le corps fragile. Pourtant, ce qui le ronge le plus n’est pas seulement la douleur, mais l’attente interminable.

Dans les couloirs froids de l’hôpital, chaque minute devient un poids, chaque silence une angoisse.

Il ne sait pas patienter, non par caprice, mais parce que la souffrance rend le temps insupportable. Entre peur, fatigue et sentiment d’abandon, il espère simplement ĂŞtre vu, entendu, considĂ©rĂ©. Quand enfin son nom est appelĂ©, la tension retombe. 

Découvrir la playlist musicale 2025-26 du poète et auteur



Vendredi 20 Mars 2026