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🎵 GAZA, MON AMOUR


​Gaza, terre entravée,
Beauté sous les barbelés.
Le monde regarde,
Et se tait.




Gaza, ma terre de beauté barbelée,
Ruines de douleur calcinées.
Tu restes debout au milieu de l’enfer,
Israël t’assassine sous les yeux du monde,
Perclus, sans regard ni horizon.

Gaza, mon amour,
Tu tiens debout dans la nuit.
Gaza, mon amour,
Ta vie défie la mort,
Et survit.

Tes jardins jouent les Limiers de Sophocle,
Ton âme scande le livre de la Nakba.
Tes enfants reprennent l’épopée
Dans une cour d’école sans toit :

« Quittez notre terre,
Nos rivages, notre mer,
Notre blé, notre sel, notre blessure. »

Gaza, mon amour,
Tu tiens debout dans la nuit.
Gaza, mon amour,
Même blessée,
Tu écris encore la vie.

Gaza, mon amour,
Apprends-moi à aimer et à écrire
Comme tu as appris Ă  tes enfants
À jouer aux échecs avec la mort.

Ă€ marcher pieds nus dans les ruines,
À défier le néant,
Ă€ transformer la peur
En mémoire.

Je t’emmènerai voir
Le Cap de Bonne-Espérance,
Le promontoire éthique de l’Afrique du Sud.
Premier État à briser le silence du monde,
Le 29 décembre 2023 :
Non au génocide palestinien.


Gaza, mon amour,
Le monde finira par entendre.
Gaza, mon amour,
Ta vérité traverse les océans,
Et demeure.

Au cap des Aiguilles,
Nous écouterons le chant des océans,
D’or et d’argent.
Quand passent les rêveurs d’Al-Biruni.
Gaza, je t’aime.

​Ce poème mis en musique est une déclaration d’amour tragique et lucide à Gaza, décrite comme une terre de beauté entravée, debout au cœur de l’enfer.

🎵 GAZA, MON AMOUR
Entre ruines calcinées et barbelés, Gaza apparaît comme un lieu assassiné sous le regard passif du monde, privé d’horizon mais non de dignité. Le texte mêle références antiques, mémoire de la Nakba et voix des enfants, qui transforment une cour d’école sans toit en espace de résistance poétique. L’enfance y apprend à survivre, à jouer avec la mort, à marcher pieds nus dans les ruines, tout en portant une parole de refus et d’attachement à la terre.

L’amour pour Gaza devient aussi une ouverture vers le monde : le poème salue le geste de l’Afrique du Sud, qui rompt le silence international en dénonçant le génocide palestinien. Entre Méditerranée et océans du Sud, Gaza est élevée au rang de symbole universel, où la souffrance nourrit encore l’espoir, la mémoire et la persistance de la vie.



Samedi 21 Février 2026