PoÚme, version mise en musique, à écouter
Pour ceux qui aiment encore lire
Comme une riviĂšre devant laquelle un barrage sâest ouvert,
Ils sont revenus.
Pieds nus ou sur un seul pied,
Marchant sur les mains, rampant sur le ventre,
Ils sont revenus.
Ils sont revenus,
Affamés mais debout.
Ils sont revenus,
Avec la douleur et lâespoir en nous.
Avec un seul bras, avec un seul Ćil,
Sur leurs vélos, sur des chaises roulantes,
Sur le dos de leur famille,
Ils sont revenus.
Avec leurs chats,
Avec les restes de leurs draps,
Avec ce quâil reste dâune vie,
Ils sont revenus.
Ils sont revenus,
Assoiffés mais debout.
Ils sont revenus,
Avec la tristesse et lâespoir en nous.
Comme les pierres dâun torrent de montagne,
Comme le magma dâun volcan,
Ils sont rentrés chez eux.
Dans leurs maisons ruinées,
Brûlées, anéanties.
Ils sont retournĂ©s lĂ oĂč ils sont nĂ©s,
LĂ oĂč ils sont morts,
LĂ oĂč ils vont rester.
Et vivre.
Ils sont revenus,
Malgré tout, debout.
Ils sont revenus,
Pour vivre,
Encore.
Ils sont revenus.
Pieds nus ou sur un seul pied,
Marchant sur les mains, rampant sur le ventre,
Ils sont revenus.
Ils sont revenus,
Affamés mais debout.
Ils sont revenus,
Avec la douleur et lâespoir en nous.
Avec un seul bras, avec un seul Ćil,
Sur leurs vélos, sur des chaises roulantes,
Sur le dos de leur famille,
Ils sont revenus.
Avec leurs chats,
Avec les restes de leurs draps,
Avec ce quâil reste dâune vie,
Ils sont revenus.
Ils sont revenus,
Assoiffés mais debout.
Ils sont revenus,
Avec la tristesse et lâespoir en nous.
Comme les pierres dâun torrent de montagne,
Comme le magma dâun volcan,
Ils sont rentrés chez eux.
Dans leurs maisons ruinées,
Brûlées, anéanties.
Ils sont retournĂ©s lĂ oĂč ils sont nĂ©s,
LĂ oĂč ils sont morts,
LĂ oĂč ils vont rester.
Et vivre.
Ils sont revenus,
Malgré tout, debout.
Ils sont revenus,
Pour vivre,
Encore.
Ce poÚme mise en musique raconte le retour. Un retour massif, irrépressible, presque naturel, comparé à une riviÚre libérée, à un torrent ou à un volcan.
Ils reviennent malgrĂ© les corps blessĂ©s, malgrĂ© la faim, la soif et lâĂ©puisement. Ils reviennent parfois portĂ©s, parfois amputĂ©s, parfois en silence, mais toujours animĂ©s par une force plus grande que la peur. Le texte donne Ă voir des silhouettes fragiles et dignes, avançant avec ce quâil leur reste : un proche, un animal, quelques draps, une mĂ©moire.
Ce retour nâest pas une victoire triomphante, mais un acte de fidĂ©litĂ© Ă la terre natale, mĂȘme dĂ©truite. Ils reviennent lĂ oĂč ils sont nĂ©s, lĂ oĂč ils ont perdu, lĂ oĂč ils choisiront pourtant de vivre. Le poĂšme transforme la souffrance en mouvement collectif et affirme une idĂ©e essentielle : vivre, rester et revenir peuvent devenir des actes de rĂ©sistance silencieuse.
Ce retour nâest pas une victoire triomphante, mais un acte de fidĂ©litĂ© Ă la terre natale, mĂȘme dĂ©truite. Ils reviennent lĂ oĂč ils sont nĂ©s, lĂ oĂč ils ont perdu, lĂ oĂč ils choisiront pourtant de vivre. Le poĂšme transforme la souffrance en mouvement collectif et affirme une idĂ©e essentielle : vivre, rester et revenir peuvent devenir des actes de rĂ©sistance silencieuse.