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🎵 Ormuzera bien, qui ormuzera le dernier


Dans le couloir étroit des puissances nerveuses,
un bras de mer devient l’axe des peurs fiévreuses.
Quelques milles d’eau, et soudain la planète vacille,
des écrans de Tokyo jusqu’aux docks de Séville.
Là, le pétrole n’est plus seulement une matière,
il devient menace, rumeur, fièvre, poussière.
Et le monde, suspendu à ce détroit minuscule,
apprend qu’un simple passage peut faire trembler la formule.



Poème, version mise en musique, à écouter de Adnane Benchakroun


Pour ceux qui aiment encore lire : Poème de Adnane Benchakroun

🎵 Ormuzera bien, qui ormuzera le dernier
Ormuz ouvert,
Ormuz fermé,
Ormuz entrouvert comme une paupière blessée,
et le monde entier retient sa marée.

Ormuz ce matin,
Ormoz ce soir,
une carte, un détroit, un goulet, un pouvoir,
et soudain la planète apprend à trembler dans le noir.

Ormuz pour tous,
Ormuz pour quelques-uns,
passage autorisé pour les puissants, verrouillé pour les communs,
et le droit du commerce se négocie au bout d’un canon brun.

Semi-ouvert, dit-on,
semi-fermé, répond-on,
mais entre les deux il y a les cargaisons, les primes, les tensions,
et les traders qui lisent la guerre comme d’autres lisent les saisons.

Ormuzera bien, qui ormuzera le dernier,
entre détroit verrouillé et commerce à genoux plié.
Ouvert, fermé, entrouvert sous la fumée,
le monde spécule pendant que la mer paraît juger.
Ormuzera bien, qui ormuzera le dernier,
quand le Brent s’affole et que les bourses cessent de nier.
Dans le grand théâtre où l’ordre semble chavirer,
c’est parfois le plus fragile qui fait l’empire vaciller.

Suspense sur les écrans,
suspense sur les courbes,
les bourses mondiales vacillent sous des chiffres qui se courbent,
et chaque pourcentage devient une secousse qui absorbe.

Le Brent monte,
le Brent hésite,
à Rotterdam on surveille la peur comme une météorite,
car le pétrole n’est jamais un liquide : c’est une politique.

Un navire avance,
un autre attend,
les assurances réécrivent leurs contrats en serrant les dents,
et les ports du monde entier comptent leurs nerfs et leur temps.

Les analystes parlent,
les experts commentent,
ils disent corridor, flux, risque systémique, marchés prudents,
mais au fond ils décrivent la vieille panique avec des mots savants.

Ormuzera bien, qui ormuzera le dernier,
entre détroit verrouillé et commerce à genoux plié.
Ouvert, fermé, entrouvert sous la fumée,
le monde spécule pendant que la mer paraît juger.
Ormuzera bien, qui ormuzera le dernier,
quand le Brent s’affole et que les bourses cessent de nier.
Dans le grand théâtre où l’ordre semble chavirer,
c’est parfois le plus fragile qui fait l’empire vaciller.

Ormuz n’est plus un lieu,
c’est un verbe mondial,
un mot qui ferme les usines, allume l’inflation brutale,
et fait du simple passage d’eau une menace générale.

Alors Ormuz ouvert,
Ormuz fermé,
Ormuz pour rire, Ormuz pour régner, Ormuz pour spéculer,
et le dernier qui parie sur le calme pourra peut-être tout perdre… ou tout gagner.

Ormuzera bien, qui ormuzera le dernier,
entre détroit verrouillé et commerce à genoux plié.
Ouvert, fermé, entrouvert sous la fumée,
le monde spécule pendant que la mer paraît juger.
Ormuzera bien, qui ormuzera le dernier,
quand le Brent s’affole et que les bourses cessent de nier.
Dans le grand théâtre où l’ordre semble chavirer,
c’est parfois le plus fragile qui fait l’empire vaciller.

Ormuzera bien met en scène le détroit d’Ormuz comme un lieu minuscule devenu centre nerveux du monde.

Ouvert, fermé, semi-ouvert, il fait basculer les marchés, affole le prix du pétrole et suspend les bourses à chaque rumeur. Le poème transforme ce passage maritime en symbole du désordre global, où commerce, guerre, finance et peur se mêlent. Derrière les chiffres, les experts et les cargaisons, c’est toute la fragilité du système mondial qui apparaît. Ormuz n’est plus seulement un détroit : c’est un verbe, une menace, un théâtre où quelques kilomètres d’eau suffisent à faire trembler les empires entiers.

Découvrir la playlist musicale 2025-26 du poète et auteur



Vendredi 20 Mars 2026