Poème, version mise en musique, à écouter de Adnane Benchakroun
Pour ceux qui aiment encore lire : Poème de Adnane Benchakroun
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
J’avais des mots dans les poches, des phrases dans les doigts,
Une ville entière d’idées qui marchait devant moi.
Une cigarette au bord d’un vieux café noir,
Et je croyais tenir le monde au bout d’un accoudoir.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
Je creusais dans la nuit comme un homme de chantier,
Je faisais tomber les murs que je venais d’inventer.
Chaque bouffée disait : “avance, encore un peu”,
Et moi je confondais le piège avec le feu.
Le matin sans fumée avait le goût du béton,
Les idées restaient assises au fond de la maison.
Le stylo me regardait comme un vieux compagnon,
Qui sait que le silence peut devenir prison.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
J’ai demandé aux murs pourquoi j’étais plus lent,
Ils m’ont répondu tout bas : “ce n’est qu’un faux géant”.
Le manque porte un costume, il parle comme un ami,
Il te vole ton matin puis te vend un sursis.
Je croyais que la braise éclairait mon cerveau,
Qu’elle ouvrait des chemins, qu’elle trouvait les bons mots.
Mais souvent le vieux blues connaît mieux la vérité :
Ce n’est pas l’inspiration, c’est l’habitude déguisée.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
J’ai vu passer mes phrases comme des trains fatigués,
Des wagons de mémoire, des rêves mal accrochés.
J’ai voulu les saisir sans appeler la fumée,
Juste avec mes deux mains, juste avec ma volonté.
Alors j’ai dit au manque : “tu n’es pas mon patron,
Tu n’es qu’un vieux locataire au fond de ma maison.”
Il a ri dans mon dos, il a cogné au carreau,
Mais j’avais dans le cœur un rythme de piano.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
Le blues, c’est pas la chute, c’est marcher en boitant,
C’est rire de sa faiblesse sans lui donner son sang.
C’est dire : “je suis fragile”, mais rester sur la route,
MĂŞme quand la vieille envie revient semer le doute.
Je ne veux pas jouer au héros de cinéma,
Ni vendre des miracles que je ne possède pas.
Je veux juste retrouver, phrase après phrase, un jour,
Le bruit de mon moteur sans béquille et sans détour.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
Alors ce soir j’écris avec mon vieux combat,
Un pied dans le brouillard, l’autre qui n’abdique pas.
Bulldozer ou nulldozer, je garde ma dignité,
Car même les moteurs cassés peuvent encore chanter.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Mais je vois poindre au loin un matin sans brume.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Dans mes propres silences, dans mon propre cœur.
Sans feu, sans fumée, je me croyais diminué,
Mais quelque part en moi, la machine a redémarré.
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
J’avais des mots dans les poches, des phrases dans les doigts,
Une ville entière d’idées qui marchait devant moi.
Une cigarette au bord d’un vieux café noir,
Et je croyais tenir le monde au bout d’un accoudoir.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
Je creusais dans la nuit comme un homme de chantier,
Je faisais tomber les murs que je venais d’inventer.
Chaque bouffée disait : “avance, encore un peu”,
Et moi je confondais le piège avec le feu.
Le matin sans fumée avait le goût du béton,
Les idées restaient assises au fond de la maison.
Le stylo me regardait comme un vieux compagnon,
Qui sait que le silence peut devenir prison.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
J’ai demandé aux murs pourquoi j’étais plus lent,
Ils m’ont répondu tout bas : “ce n’est qu’un faux géant”.
Le manque porte un costume, il parle comme un ami,
Il te vole ton matin puis te vend un sursis.
Je croyais que la braise éclairait mon cerveau,
Qu’elle ouvrait des chemins, qu’elle trouvait les bons mots.
Mais souvent le vieux blues connaît mieux la vérité :
Ce n’est pas l’inspiration, c’est l’habitude déguisée.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
J’ai vu passer mes phrases comme des trains fatigués,
Des wagons de mémoire, des rêves mal accrochés.
J’ai voulu les saisir sans appeler la fumée,
Juste avec mes deux mains, juste avec ma volonté.
Alors j’ai dit au manque : “tu n’es pas mon patron,
Tu n’es qu’un vieux locataire au fond de ma maison.”
Il a ri dans mon dos, il a cogné au carreau,
Mais j’avais dans le cœur un rythme de piano.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
Le blues, c’est pas la chute, c’est marcher en boitant,
C’est rire de sa faiblesse sans lui donner son sang.
C’est dire : “je suis fragile”, mais rester sur la route,
MĂŞme quand la vieille envie revient semer le doute.
Je ne veux pas jouer au héros de cinéma,
Ni vendre des miracles que je ne possède pas.
Je veux juste retrouver, phrase après phrase, un jour,
Le bruit de mon moteur sans béquille et sans détour.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Je pousse les idées sous un ciel sans lune.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Entre deux silences et trois battements de cœur.
Sans feu, sans fumée, je me crois diminué,
Mais quelque part en moi, la machine veut redémarrer.
Alors ce soir j’écris avec mon vieux combat,
Un pied dans le brouillard, l’autre qui n’abdique pas.
Bulldozer ou nulldozer, je garde ma dignité,
Car même les moteurs cassés peuvent encore chanter.
Oh, bulldozer blues, dans ma tête ça fume,
Mais je vois poindre au loin un matin sans brume.
Oh, bulldozer blues, je cherche mon moteur,
Dans mes propres silences, dans mon propre cœur.
Sans feu, sans fumée, je me croyais diminué,
Mais quelque part en moi, la machine a redémarré.
​Le poème “Bulldozer Blues” raconte le combat intérieur d’un homme qui associe le tabac à sa puissance intellectuelle.
Avec la pipe, il se sent fort, productif, presque invincible : un “bulldozer” capable de pousser les idées et d’abattre la page blanche. Sans elle, il se sent ralenti, diminué, comme un “nulldozer”.
Mais peu à peu, le texte démonte cette illusion. Le tabac n’est peut-être pas le vrai moteur de la pensée : il crée surtout un manque, puis se présente comme la solution. Le poème devient alors une prise de conscience douce-amère : la dépendance se déguise en inspiration.
Dans une ambiance blues, mélancolique mais digne, le narrateur refuse de se mentir. Il ne se présente pas comme un héros, mais comme quelqu’un qui veut reprendre le contrôle de sa propre machine intérieure. La fin ouvre sur une note d’espoir : même sans fumée, même avec un moteur abîmé, la pensée peut redémarrer.
Mais peu à peu, le texte démonte cette illusion. Le tabac n’est peut-être pas le vrai moteur de la pensée : il crée surtout un manque, puis se présente comme la solution. Le poème devient alors une prise de conscience douce-amère : la dépendance se déguise en inspiration.
Dans une ambiance blues, mélancolique mais digne, le narrateur refuse de se mentir. Il ne se présente pas comme un héros, mais comme quelqu’un qui veut reprendre le contrôle de sa propre machine intérieure. La fin ouvre sur une note d’espoir : même sans fumée, même avec un moteur abîmé, la pensée peut redémarrer.